mes premieres ruches

Mes Premières Ruches

           apprendre l’apiculture de A à bzzzzzz, ensemble ! 

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Je vais régulièrement sur les forums Facebook qui parlent d’apiculture. Cela me permet de prendre le pouls de l’apiculture en France, de lire des conseils intéressants et d’aider des apiculteurs qui débutent. C’est à cette occasion que j’ai été attiré par les messages de Thierry, un apiculteur amateur qui a installé un rucher couvert près de chez lui.

Je l’ai contacté afin de l’interviewer avec sa femme, Sandrine. Et voilà le résultat 😄

Toutes les autres interviews sont disponibles sur cette page

Voici ce que vous découvrirez dans cette interview

  • Thierry a survécu à 280 piqures d’abeilles et un choc anaphylactique  
  • Comment Thierry a su qu’il n’était plus allergique aux piqures d’abeilles
  • Pourquoi il a recommencé l’apiculture après s’être arrêté 15 ans
  • Comment ils font de l’apiculture en couple
  • Pourquoi c’est important pour lui de conserver l’abeille noire
  • Pourquoi il a créé un rucher couvert et combien cela coûte

En préambule

Les apiculteurs avec qui j’ai eu le plaisir de discuter ont parfois des objectifs et des pratiques apicoles très différents. Vous allez découvrir leur histoire, leur passion pour les abeilles et leurs techniques. 

Chaque apiculteur a ses petits secrets, ses petits trucs et nous avons la chance qu’ils nous les partagent ! 

Bonne lecture et bonne immersion dans leur passion

Interview de Sandrine et Thierry, un couple d’apiculteurs qui a fabriqué un rucher couvert pour leurs ruches

couple apiculteur a construit un rucher couvert
Mes invités pour cette interview: Thierry et Sandrine

Pouvez-vous vous présenter ?

Sandrine, 48 ans, Thierry, 57 ans. 4 garçons, une chienne, 11 poules, un coq et 4 lapins de clapier.

Nous sommes des ruraux, on vit dans un petit village lorrain de 400 âmes entre Metz et Pont-à-Mousson. Sandrine est assistante de vie scolaire et moi je suis commercial dans l’imprimerie.

Combien avez-vous de ruches ?

Trois ruches Voirnot pour l’instant. Elles sont toutes installées dans notre rucher couvert.

Pourquoi Voirnot ? car nous sommes à 5 km du village de l’abbé Voirnot

Combien d’années de pratique avez-vous?

12 ans de 1993 à 2005 puis suite au décès de ma première femme, arrêt de l’apiculture et reprise l’année dernière.

Quel est votre objectif d’apiculteur ?

Posséder un rucher familial avec 8 à 10 colonies et retrouver la façon d’aborder l’apiculture que j’ai connue il y a 16 ans. Sauvegarder le modèle de ruche Voirnot et privilégier des colonies d’abeilles noires.

Dans 6 ans nous aimerions faire nos propres reines. Nous sommes adhérents à l’abeille noire de Chimay en Belgique.

Quelle est votre approche d’apiculture ?

Bio non, c’est impossible dans notre secteur… à moins d’être vosgien, il est difficile d’éviter les champs de colza ou de tournesol même s’il y en a peu. On ne dresse pas nos abeilles sur une seule variété de fleurs.

Pas de transhumance de prévu.

On a construit avant toute chose un rucher couvert. On fera notre Siret au printemps prochain.

Comment vous vous êtes formés ?

Ferdinand Demicheli. C’était une figure du village de Prény. Il est à l’origine de tous les apiculteurs du village. Tous les apiculteurs avaient des ruchers couverts dans le village.

Combien de temps vous y passer par mois ?

Très peu de temps… je les laisse faire leurs vies… j’ouvre le moins souvent possible. Les couvre cadres en plexiglas sont très utiles pour faire des visites de routine sans ouvrir.

Pourquoi avoir choisi de créer un rucher couvert ?

Pouvoir stocker mes hausses à l’abri ainsi que tout mon matériel. Ouvrir nos ruches même lorsqu’il pleut, avoir des ruches au sec et à l’abri des rayons du soleil, pouvoir récupérer l’eau pour les abreuver, les protéger du vent et des intempéries et aussi le côté esthétique du rucher. Et surtout les préserver plus facilement des attaques du frelon asiatique quand il sera présent. Il ne l’est pas pour l’instant, mais on sait que ce n’est qu’une question de temps. Nous préparons déjà nos pièges pour les printemps à la recherche des colonisatrices.

Quel livre d’apiculture avez-vous le plus souvent recommandé aux débutants  ?

Le livre de l’abbé Voirnot: Le miel des abeilles

Le traité Rustica sur l’abeille

Ajout de Guillaume: Le Rustica est le livre de base pour la plupart des apiculteurs. On l’appelle communément « la bible des apiculteurs ». C’est l’ouvrage de référence

traité rustica apiculture
La bible des apiculteurs

Quel est votre meilleur achat en apiculture qui a eu le plus d’impact sur votre pratique au cours de la dernière année ?

Les couvres cadres en plexiglas.

Couvre cadre en plexiglass
Le couvre cadre en plexi transparent permet de voir l’ensemble de la ruche d’un coup d’oeil

Quel est le meilleur investissement que vous ayez fait en apiculture ?

Notre rucher couvert

Quel a été votre plus gros échec d’apiculteur ? Qu’est-ce que vous en avez appris ?

Trouver une ruche morte au printemps ou bourdonneuse

Que c’est ainsi et que chaque colonie est une entité propre qui se distingue par ses différences et ses traits de caractère. Il faut faire fi des préjugées et des aprioris et être humble. L’apiculture est l’école de la patience.

Qu’est-ce que vous inscririez sur un panneau géant et que chaque apiculteur devrait lire avant d’aller voir ses ruches ?

Un vieil adage amérindien… « Homme blanc marché trop vite, pas assez regardé »

Avez-vous une curieuse habitude ou une chose inhabituelle que vous adorez faire avec vos ruches ?

Oui, prendre le temps de sentir le rucher en y rentrant, car il sent bon la propolis … et surtout de faire des siestes extraordinaires dans le hamac derrière nos ruches au moment de l’essaimage.

Au cours des dernières années, quel savoir, connaissance, attitude ou habitude a le plus amélioré votre vie d’apiculteur ?

Une veille sur la connaissance … La lecture et les partages d’expériences sur Face Book surtout la page « Apiculteurs Amateurs Conseils » que j’apprécie beaucoup malgré certains Ayatollahs écologistes urbains qui veulent dicter les lois de la campagne aux ruraux que nous sommes.

Quel conseil donneriez-vous à une personne qui va se lancer dans l’apiculture ?

Prendre son temps… écouter, regarder, lire, se former… et ensuite franchir le pas avec un parrainage formateur sérieux

Village ruchers couverts
Le village de Thierry et Sandrine

Quel mauvais conseil devrait-il ignorer ?

Vouloir faire au début de son apprentissage en apiculture du solo… Ignorer les traitements chimiques et faire du bio en traitements sans être suivi par une personne référente. Le principal est avant tout d’acquérir l’expérience même si l’on en apprend encore tous les jours.

Au cours des dernières années, comment votre pratique de l’apiculture a évolué ?

Après un arrêt de 16 ans… on redémarre à zéro et bien sûr en 16 ans tout à évolué.

Dans mon village on ne parlait pas de plancher aéré, de partitions, de traitements autres que l’Apivar et l’Apistan, ni de Dadant, ni de Buckfast 

À quoi vous faites plus attention et moins attention ?

On fait attention à tout… on est curieux, on ne laisse rien passer sans trouver une réponse. Surtout sur le Varroa.

Lorsque vous vous sentez submergé par ce que vous avez à faire avec vos ruches: entretien autour des ruches, essaimage, visite de vos ruches, miellées… que faites-vous ?

Cela ne nous est pas arrivé…. notre rucher couvert est derrière la maison c’est pratique et nous sommes deux.

Si vous deviez recommencer l’apiculture de 0, par quoi commenceriez-vous ? Qu’est-ce que vous changeriez ? Quelle serait la première étape ?

C’est ce que l’on vient de faire recommencer à Zéro… Construction du rucher couvert.

Guillaume: Bonne écoute de l’interview et à bientôt !


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