mes premieres ruches

Mes Premières Ruches

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J’ai le grand plaisir de vous présenter Daniela Hölzle. Daniela est devenue apicultrice depuis 2008 par accident, en effet, un essaim d’abeille s’est installé dans son jardin et la voilà lancée.

La spécificité de notre interview tient au fait que Daniela est la représentante en France de la société Beevital. Beevital est une société autrichienne qui fabrique notamment le Varromed, un traitement contre le varroa, un terrible parasite pour les abeilles.

Je tiens à préciser que notre interview porte sur Daniela et ses pratiques en tant qu’apicultrice. Elle n’a pas été interviewé sur ses activités en tant que représentante BeeVital France.

Daniela est en contact avec énormément d’apiculteurs en France et en Belgique, aussi bien pro et amateur.

beevital daniela holze

En préambule

Les apiculteurs avec qui j’ai eu le plaisir de discuter ont parfois des objectifs et des pratiques apicoles très différents. Vous allez découvrir leur histoire, leur passion pour les abeilles et leurs techniques. 

Toutes les autres interviews sont disponibles sur cette page

Chaque apiculteur a ses petits secrets, ses petits trucs et nous avons la chance qu’ils nous les partagent ! 

Bonne écoute et bonne immersion dans leur passion

Livres recommandés par Daniela

Retranscription de l’interview avec Daniela Hölzle

Guillaume
Bonjour Daniela

Daniela
Bonjour Guillaume.

Guillaume
Merci pour ce temps d’échange. Est-ce que tu pourrais dans un premier temps te présenter, s’il te plaît ?

Daniela
Oui, alors moi je suis d’origine allemande, donc je viens de la forêt noire.
C’est très proche de la frontière alsacienne en fait, c’est à une heure de Strasbourg, donc je suis presque française, si on peut dire, et ça fait très très longtemps que je vis en France, donc dans le sud de la France.

Guillaume
Dans quelle région ?

Daniela
En Provence.

Guillaume
En Provence, d’accord. Et par rapport à l’apiculture, quand est-ce que tu as commencé ?

Daniela
Alors je pense, à la réflexion, je pense que ça fait plus de 15 ans,
Enfin au moins 15 ans, donc, quand j’ai déménagé en fait, que j’étais à la campagne et je commençais à… J’ai attrapé un essaim, en fait, que j’ai vu dans un arbre et je n’avais aucune notion apicole. Et en fait, c’est parti de là. Oui, voilà, j’appelais quelqu’un qui s’y connaissait,

Guillaume
C’est parti de là. Donc là, tu n’avais aucune notion apicole, tu as un essaim qui s’est installé chez toi et tu te dis, « Bon, je vais m’en occuper. » Et une fois que tu as eu cet essaim, tu avais une ruche à disposition ?

Daniela
En fait, j’ai toujours été fascinée par les insectes et par les abeilles. Donc mon oncle était apiculteur en forêt noire et ça m’a toujours intrigué de le voir le dimanche avec sa combinaison et le monde des abeilles ça a toujours été pour moi une grande fascination donc j’étais ravie de trouver un essaim. Et oui on avait une vieille ruche qui datait je crois que de la deuxième guerre mondiale.

C’était une ruche de montagne en fait, tout en bois et une ruche de 12 cadres, beaucoup trop grande bien sûr, mais on avait mis l’essaim là-dedans et il s’est développé. J’ai même récolté, je crois, la première année, 15 kilos de miel ou un truc comme ça. C’était super. C’est la chance du débutant, on va dire.

Guillaume
Ah oui d’accord ! Est-ce que par la suite tu t’es formée l’année même ou auprès de ton oncle apiculteur ou de quelqu’un d’autre ?

Daniela
Je ne me suis pas formé auprès de mon oncle, parce que moi j’étais déjà en France en fait
Par contre, je me suis formée de suite parce que quand on n’a pas de connaissances, on peut toujours regarder dans les livres sur internet etc mais c’est toujours bien d’avoir quelqu’un qui a beaucoup d’expérience.


Donc j’ai eu la chance de pouvoir aller dans son rucher-école qui était pas loin et c’était un apiculteur expérimenté de 50 ans qui m’a enseigné l’apiculture. C’était vraiment quelqu’un de bien, c’était un grand pédagogue, il était génial, il avait beaucoup d’humour, il était très ouvert en fait, il était très très ouvert à tout ce qui était nouveau et nous disait toujours d’expérimenter, de tester avant de faire quelque chose.

Donc ça m’a vraiment permis d’avoir beaucoup de connaissances rapidement et après bon bien sûr je complétais beaucoup avec la lecture, j’ai acheté plein de livres et j’ai suivi la formation pendant deux ans quand même, donc on faisait donc les cours théoriques et après on ouvrait tout le temps les ruches ensemble.

Donc chacun pratiquait, pour moi c’était à la fois théorique et pratique, c’était génial. Ouais, deux ans du coup. C’était une fois par semaine, pardon. C’était une, deux fois par mois, ou une fois tous les samedis, je sais plus. En tout cas, c’était très régulier.

On arrêtait en été parce que c’était trop chaud et en hiver, je crois que pendant Noël, tout ça on a arrêté, mais après on a fait des cours théoriques, on avait des dossiers, enfin ils nous donnaient des dossiers, c’est super vraiment, je suis ravie de cette expérience, d’ailleurs je le recommande à tout le monde, de pas, en fait normalement il faut faire le contraire, faire une formation et après avoir des ruches. Voilà c’était à hasard pour moi.

Guillaume
Oui ! l’occasion était trop belle pour commencer. Elles sont venues jusqu’à toi donc… [Rire]
Et maintenant, où est-ce que tu en es ? Tu as combien de ruches actuellement ? Et plutôt, quel type de ruches ?

Daniela
Alors en fait, en général, on commence l’apiculture avec le premier type de ruche que l’on a.Donc moi, c’était par hasard, c’était une Dadant. Donc je continue avec la Dadant et j’ai entre 20 et 40 ruches. Elles sont en Provence, chez moi, on a un berger en bio sur deux hectares.

On a 50 oliviers et les ruches sont à côté, elles sont à des endroits mi-ombre, mi-lumière, c’est vraiment idéal, donc elles sont protégées. Actuellement j’en ai 25 et avec les conditions climatiques on en parlera peut-être tout à l’heure je pense que je veux réduire davantage parce qu’il y a vraiment un problème de ressources de plus en plus donc ça sert à rien d’avoir beaucoup de ruches dans un seul endroit quand il n’y a pas de ressources.

Guillaume
Une question de densité entre le nombre de ruches et les ressources , oui. D’accord. Et quel est ton objectif en apiculture ? Est-ce que c’est par rapport au miel ? Est-ce que c’est par rapport à un type d’abeille ?

Daniela
En fait au départ je n’avais aucun objectif, c’était juste l’amour de l’abeille. Actuellement donc je teste beaucoup de choses donc dans mon rucher. Alors mon approche en fait c’est une approche très naturelle donc j’essaie vraiment de garder l’abeille dans son environnement, j’ouvre rarement, enfin j’ouvre uniquement les ruches quand il y a besoin, donc pour traiter, pour éventuellement nourrir et s’il y a un problème.

Mais en fait ce n’est pas la peine d’ouvrir les ruches toutes les semaines donc on voit, alors quand on est observateur on voit tout de suite quand on observe la planche en vol ou le plateau en dessous de la ruche on voit de suite ce qui se passe. Donc on n’a pas besoin d’ouvrir.

Enfin, les débutants souvent ils font ça, ils ouvrent tout le temps les ruches pour voir ce qui se passe, mais en fait non, c’est une intrusion à chaque fois car les abeilles, elles consomment énormément d’énergie parce que ça les stresse en ouvrant la ruche et en fait ça les perturbe, donc il y a de l’air qui rentre, il y a… parce qu’en fait dans la ruche il y a un micro climat que les abeilles gèrent et à chaque fois qu’on ouvre la ruche, en fait on casse complètement ce micro climat.

Les abeilles mettent vraiment beaucoup de temps à recréer ce micro climat. Et c’est vraiment quelque chose que je trouve complètement inutile, sauf si vous avez un problème sanitaire, sauf si, par exemple, au printemps, il y en a certains qui le font pour regarder les cellules royales. Voilà, c’est un peu particulier, mais en général, moi, j’évite vraiment d’ouvrir les ruches quand ce n’est pas strictement nécessaire.

Guillaume
C’est ce qu’enseigne dans son livre « Au trou de vol » de Heinrich Storch.

Daniela
Alors je l’ai jamais lu, oui mais je pense qu’il est bien parce que c’est l’observation du trou de vol. C’est un livre je crois que c’est en allemand

Guillaume
J’ai fait une vidéo là-dessus, sur le trou de vol, et j’ai eu très peu d’informations sur l’auteur sur cet homme là, très très peu. C’est un maître apiculteur allemand, il a été écrit dans les années 60 c’est exact, et par contre j’ai très très très peu d’informations sur lui, mis à part son niveau.

Daniela
En fait il y a des livres, moi j’en ai un aussi qui date, « Le travail partagé au rucher » qui date des années 40, évidemment il n’y a pas toutes ces informations qu’on a actuellement, il n’y avait pas encore le Varroa, ce qui est quand même une sacrée différence, mais il y a quand même des informations qu’on peut utiliser et qui sont très très intéressantes, notamment par rapport à l’utilisation des ruches, etc.

Guillaume
Et c’est là qu’on apprend que le nourrissement n’est pas une nouvelle invention, cela existait déja pour des ruchers fin 19e ou début 20e sicèle, il y avait déjà du nourrissement, peut-être moins fréquent qu’en ce moment, notamment les trous de ressources en été, mais on se rend compte que nos aînés nourrissaient aussi les ruches.

Daniela
En fait, je pense que, après ça dépend de l’objectif qu’on veut. Quelqu’un qui est dans la production en apiculture professionnelle, n’a pas du tout la même approche qu’un apiculteur de loisirs.

Donc un apiculteur professionnel, il lui faut du résultat. Il vit de ça. Donc ce n’est pas du tout le cas pour les apiculteurs de loisirs. Cela fait toujours plaisir d’avoir du miel, bien sûr.
Mais en fait, un apiculteur professionnel, il doit stimuler ses ruches le plus tôt possible. Il faut qu’il ait des colonies qui sont performantes assez rapidement. Donc il n’a pas le temps à perdre. Il ne peut pas se permettre de louper une saison.
Donc c’est vrai que moi personnellement, je suis vraiment le rythme naturel en fait de la colonie,

Moi, je fais une récolte par an et je fais la récolte en général fin juillet, parce que de toute façon il n’y a plus rien et je leur laisse quand même un maximum de miel dans la ruche, comme ça ils ont de quoi résister jusqu’au printemps. Nous on a beaucoup d’arbousiers, donc après bon, en septembre il y a le lierre, il y a plusieurs plantes qui commencent à fleurir,
mais après on a l’arbousier, donc c’est une plante qui est quand même excellente pour les abeilles. Et on garde tout ce miel-là, donc je nourris vraiment très très peu, uniquement quand c’est nécessaire.

Guillaume
D’accord.

Daniela
Donc juste pour les garder en vie si vraiment il y a un problème de ressources.

Après c’est sûr qu’il faut faire attention aux abeilles d’hiver, donc faire le traitement le plus tôt possible, fin juillet si possible déjà. Les abeilles d’hiver se forment quand vous avez des sécheresses, les abeilles d’hiver se forment même avant, donc elles peuvent se former très rapidement. Et au mois d’août, septembre, c’est déjà joué, il faudrait que les nourrices soient déjà en bonne santé pour produire une gelée royale de bonne qualité.

C’est vraiment un problème, il y a beaucoup d’amateurs qui sont un peu coincées par des mielées tardives comme le sapin ou d’autres et ils ne peuvent traiter donc ils traitent très très tard et en fait leurs abeilles d’hiver sont complètement abîmées.

Et pareil pour le nourrissement, il faudrait que les abeilles d’hiver ne fassent pas le nourrissement. Les abeilles d’hiver ne doivent rien faire.

Elles doivent se reposer et attendre le printemps, uniquement chauffer la ruche. Et si les abeilles d’hiver doivent transformer le nourrissement, ça va les fatiguer, donc ça va consommer leur énergie et elles vont vivre beaucoup moins longtemps. Donc, il faut faire attention aussi. Donc, nourrir vraiment le plus tôt possible. Moi, je dirais vraiment il faudrait que fin septembre, tout soit terminé.

Cela dépend des régions, moi, je parle pour la Provence. Ce n’est pas pareil quand vous êtes en montagne, en général c’est un mois plus tôt.

Donc, il faut toujours faire attention. Là, c’est vrai que je parle un peu pour ma région, mais vous avez des régions. En fait, l’apiculture doit être adaptée à la région et l’abeille doit être adaptée à la région. Par exemple, chez moi, je ne peux pas travailler avec des abeilles qui font de grosses colonies. Ça ne sert strictement à rien parce qu’il n’y a pas de ressources. Donc il faut vraiment que je travaille avec des abeilles locales qui savent très bien s’adapter à la sécheresse et qui ne vont pas faire des grosses colonies quand tu n’as rien à manger.

Guillaume
Oui, c’est sûr. Et d’ailleurs, une partie qu’on n’a pas dit au début, et ce n’est pas anodin, c’est que tu travailles également pour Beevital, la société qui a créé le traitement Varromed contre le varroa, un acarien des abeilles

Daniela
Alors le baromètre, oui. Alors en fait, pour rectifier un peu les choses, j’ai utilisé leurs produits avant de travailler pour eux. Je tiens à le dire parce que je trouve vraiment qu’ils font d’excellents produits. Je ne dis vraiment pas ça parce que je travaille pour eux. J’ai utilisé déjà le précurseur du Varromed à l’époque, c’était encore autorisé. Et là, depuis 2017 que le Varromed est sur le marché en France, j’utilise uniquement le Varromed comme traitement. C’est un choix personnel, donc ça me convient parfaitement. Oui. Alors, Monsieur Vernerolle, c’est le fondateur, donc en fait,

Guillaume
Sachant que pour la société Bivital, je retrouvais des informations, c’est une société basée en Autriche, elle a été créée par Monsieur Werner G. Hohl.

Juste pour un peu dire son histoire, il a été négociant en miel. Il s’est rendu compte que, de plus en plus de produits chimiques dans le miel, de plus en plus de pesticides dans le miel, des molécules qui n’avaient rien à voir dedans et donc il a comment commencé à se poser la question d’où ça vient et il se rend compte que plein de gens traitaient avec des traitements qui laissaient des résidus dans le miel, il s’est vraiment penché là dessus pour trouver quelque chose à base de substances naturelles pour justement préserver le miel et donc en fait c’est parti de là, c’était vraiment je dirais c’est quelqu’un qui est extrêmement curieux et j’ai beaucoup d’admiration pour lui, c’est un homme du terrain, c’est vraiment pas quelqu’un qui est derrière un bureau. Il est très proche des apiculteurs. Bon, maintenant, il commence à avoir un certain âge, mais il est toujours aussi alerte, il est toujours présent.

Guillaume
Avant de travailler pour Beevital tu étais, enfin tu utilisais leurs produits et après tu as été salarié auprès d’eux. Mais ils ne font pas que ça Beevital, ils font beaucoup d’autres choses. On peut parler du piège pour les frelons asiatiques, le Velutina. Beevital n’est pas le fabricant du piège mais un revendeur.

Daniela
Oui, alors en fait c’était un projet à moi initialement parce que moi j’étais très impactée par le frelon asiatique depuis pas mal d’années et j’en ai perdu même des colonies donc il y a vraiment une pression énorme

Daniela
Oui, alors en fait c’était un projet à moi initialement parce que moi j’étais très impactée par le frelon asiatique depuis pas mal d’années et j’en ai perdu même des colonies donc il y a vraiment une pression énorme et j’en avais un peu ras-le-bol que les gens utilisaient n’importe quoi comme piège.

Par ce que les pièges peuvent vraiment poser un problème aux pollinisateurs, il y a beaucoup de gens qui disent que quand on met de l’alcool, les abeilles et les pollinisateurs ne rentrent pas dedans ça c’est peut-être vrai pour certaines régions où il y a beaucoup de miel où il y a beaucoup de plantes mellifères, mais lorsque vous êtes dans une région où il n’y a pas beaucoup de ressources il y a également les abeilles et les pollinisateurs qui rentrent dans le piège.

Même quand il y a de l’alcool, en tout cas c’est le cas chez moi et donc j’ai testé tous les pièges sur le marché pendant 3 ans tous les attractifs et j’ai trouvé ce piège (Le Velutina) que je trouve super après je l’ai testé bien sûr pendant un an et demi dans mon rucher, je l’ai fais tester aussi par des voisins. Je le trouve vraiment super, il est sélectif, il est hautement sélectif,

Guillaume
Oui. Par chez moi, il piège pas mal les européens.

Daniela
Alors on va sortir l’année prochaine des anneaux à insérer dans les trous d’entrée pour les personnes qui veulent préserver les reines européennes.

Guillaume
Les reines frelons asiatiques, elles sortent de l’hivernage vers mi-mars.

Daniela
Il faut poser le piège très très tôt en saison moi je le pose mi-février déjà, cela dépend comme je suis en Provence. J’ai des amis qui m’ont dit qu’ils avaient vu en reine fin janvier

Daniela
Je commence à piéger très tôt, et pendant 4 semaines au moins, il n’y a que les asiatiques. Le frelon européen vient beaucoup plus tard et donc là on peut mettre en place un système avec des anneaux, réduire les trous d’entrée. Dans les ailes du piège vous avez des trappes que vous pouvez ouvrir également pour libérer éventuellement une reine européenne qui s’est aventurée dedans. Moi cela que je recommande, je l’ai testé, je le trouvais très très bien,

Guillaume
Et une petite question par rapport au piège, qu’est-ce que l’on met comme appât ?

Daniela
Un appât sucrée, au début du printemps quand la reine est seule, elle cherche vraiment de l’énergie, c’est elle qui fait tout, elle s’occupe du nid, elle cherche la nourriture, elle construit le nid, elle fait tout, donc en fait elle est seule, elle a besoin de beaucoup d’énergie, donc c’est très facile de la piéger. Par contre là actuellement c’est la phase protéinée donc là c’est un peu plus difficile ça veut dire que les frelons asiatiques sont vraiment concentrés sur les ruches, sont focalisés sur les ruches, ils arrivent, ils savent très bien, enfin ils ne se laissent même pas distraire par autre chose,

Ce qu’il faudrait faire en ce moment là peut-être mettre aussi quelques pièges qui ne sont pas forcément à proximité des ruches directement parce que quand ils arrivent ils sont focalisés, donc éventuellement mettre des pièges un peu à distance du rucher aussi, donc vraiment repérer des passages de frelons, parce que moi j’ai des endroits, je sais exactement quand je mets le piège, j’ai dessus des frelons en fait, ils ont comme les abeilles leur passage.

Guillaume
Mais en tout cas, sache que j’ai fait plusieurs vidéos sur le piège, et j’ai fait une vidéo sur YouTube « Je teste un nouveau piège pour les frelons ». Pour cette vidéo, il y a 6200 personnes (chiffres mis à jour) qui l’ont vu, il y a 50 commentaires, donc cela suscite l’intérêt et elle est aimée par 100% des personnes. Donc déjà, le piège ne fait pas débat, mais il suscite des réactions,

Les personnes se questionnent un peu, tout le monde en a marre du frelon et on a hâte que Eric Darouzet ou d’autres sortent les fameux appâts pour piéger les mâles et comme ça les reines seront moins fécondées donc il y a beaucoup d’attentes, mais en tout cas sache que vraiment là je suis sur les statistiques de la vidéo ça suscite beaucoup d’intérêt, c’est vrai que c’est un piège vraiment sélectif que j’aime bien.

Il y en a d’autres en fait où tu sais tu prends un système de bouteilles tu retournes mais par contre t’as n’importe quel insecte qui rentre dedans, abeilles, guêpes, frelons, frelons européens, y’en a même un qui a trouvé des musaraignes dedans, c’est destructeur, ces pièges là, en plus ça sent mauvais, ça sent mauvais parce que les insectes ils macèrent quand il fait chaud, alors que là le piège, quand je l’ai mis, il y a des abeilles qui rentrent mais après elles sortent.

Daniela
[PASE]

Guillaume
quelques unes se font manger par les frolons parce que bah ils sont excités comme tout,

Daniela
S Je ne sais pas si vous avez vu, mais il y a une petite vidéo qui a été publiée.

Guillaume
mais la plupart du temps ils sortent,

Daniela
Je ne sais pas si vous avez vu, mais il y a une petite vidéo qui a été publiée.

Guillaume
c’est vraiment, ouais y’a que moi, que frolons, et frolons européens que je trouve dedans,

Daniela
Je ne sais pas si vous avez vu, mais il y a une petite vidéo qui a été publiée.

Guillaume
Avant j’ai trouvé un bourdon que j’ai libéré ensuite, mais il est vraiment efficace je trouve.

Daniela
Je ne sais pas si vous avez vu, mais il y a une petite vidéo qui a été publiée.

Guillaume
Et ils ne sont pas mauvais, ça c’est surtout agréable parce que je ne peux pas aller…

Daniela
Je ne sais pas si vous avez vu, mais il y a une petite vidéo qui a été publiée.

Guillaume
Mon rucher est loin, il est en Savoie, et je peux y aller, j’y vais toutes les deux semaines environ.

Daniela
Je ne sais pas si vous avez vu, mais il y a une petite vidéo qui a été publiée. Je ne sais pas si vous avez vu, mais il y a une petite vidéo qui a été publiée.

Guillaume
Et donc du coup, comme ça il n’y a pas d’odeur près du rucher, ça ne m’assert pas,

Daniela
[Silence]

Guillaume
ils s’évaporent en fait, ils sont attirés par l’odeur, les frelons rentrent pour essayer d’aller vers l’appât, mais en fait ils rentrent à l’intérieur et ensuite ils vont sur les côtés du piège. Donc je trouve qu’il est vraiment bien et sache que pour l’instant il est pas mal comme ça détire bien.

Daniela
Après, il va encore évoluer je pense parce que là je suis en train de, je continue les tests.

Guillaume
Bon. Bon. [silence]

Daniela
Alors il y a un petit… on va dire… Alors au début de la saison, vous avez la première génération des frelons, ils sont élevés uniquement par la reine.

Guillaume
Allez !

Daniela
Donc souvent elles sont très petites,

Guillaume
1

Daniela
guère plus grandes qu’une abeille parce qu’elles sont très mal nourries,

Guillaume
Bon.

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Daniela
la reine ne peut pas le faire.

Guillaume
Merci.

Daniela
Donc elles sont très très mal nourries, elles peuvent être toutes petites,

Guillaume
Merci.

Daniela
j’en ai trouvé, vraiment elles sont guère plus grandes qu’une abeille.

Guillaume
Merci.

Daniela
Donc effectivement là, la première génération de ce frelon là,

Guillaume
[SILENCE]

Daniela
elles peuvent éventuellement ressortir du piège par les trous justement qui permettent aux autres insectes de ressortir.

Guillaume
Je vous souhaite une bonne fin de journée et à la prochaine !

Daniela
Mais bon, après, si on veut laisser la possibilité aux insectes de ressortir, on ne peut pas

Guillaume
[SILENCE] [SILENCE]

Daniela
boucher les trous. Donc il y a quand même… Après, ça passe très vite, la pommage à l’insecte, il n’y en a pas beaucoup déjà,

Guillaume

[silence]

Daniela
et en plus elle est rapidement remplacée par des frelons de taille normale qui ont environ jusqu’à 3 cm. Donc vous les voyez. Moi j’ai actuellement plusieurs tailles de mon ruché, donc j’ai plusieurs nids. Donc c’est intéressant aussi de savoir quand on a plusieurs nids, elles se battent aussi devant les ruches. Mais là, par rapport au piégeage, donc j’ai vraiment piégé très tôt en saison et je vois la nette différence par rapport à l’année dernière où j’ai piégé un peu trop tard. J’ai une pression qui est divisée par 10.

Guillaume
ah ouais génial ok ouais

Daniela
Vraiment. Ah, c’est impressionnant. Je suis vraiment heureuse parce que j’ai passé mon temps dans le rucher avec le filet à papillons

Guillaume
et je pense que c’est un des plus grands défis de la vie.

Daniela
en train de les…

Guillaume
Je pense que c’est un des plus grands défis de la vie.

Daniela
Voilà, je vais pas dire le mot, mais voilà.

Guillaume
Je pense que c’est un des plus grands défis de la vie.

Daniela
J’avais en permanence trois devant chaque ruche, Donc c’était vraiment compliqué.

Guillaume
Je pense que c’est un des plus grands défis de la vie.

Daniela
Et là, je revis.

Guillaume
Je pense que c’est un des plus grands défis de la vie.

Daniela
C’est quand même génial. Voilà, mais il faudrait que…

Guillaume
Je pense que c’est un des plus grands défis de la vie.

Daniela
Parce que là, je fais piéger aussi des voisins autour. Donc ça fait quand même un rayon…

Guillaume
Je pense que c’est un des plus grands défis de la vie.

Daniela
Là, on voit vraiment un intérêt, c’est vraiment de solliciter les personnes…

Guillaume
Merci.

Daniela
En fait, le piégeage, c’est pas uniquement les agriculteurs qui doivent le faire.

Guillaume

>

Daniela
C’est tout le monde qui est concerné.

Guillaume

>

Daniela
Parce que le jour où on n’a plus les fruits et les légumes à manger

Guillaume

>

Daniela
parce qu’il n’y a pas de pollisateur, ben, on est tous concernés.

Guillaume

>

Daniela
je veux dire pour l’instant c’est les agriculteurs qui sont concernés parce qu’ils sont des ruches,

Guillaume

>

Daniela
mais à moyen terme c’est tout le monde qui est concerné. Donc les communes, il faudrait en fait

Guillaume
[PAUSE]

Daniela
faire une collaboration entre les communes et les agriculteurs, c’est à dire que les agriculteurs peuvent éventuellement s’occuper de gérer le piège, parce que les agents dans les communes qui ne sont pas forcément équipés pour et ça pourrait être intéressant aussi de le renumérer un petit peu quand même pour le travail qu’ils font. Ce serait

Guillaume
Oui, ce serait une bonne chose, oui les apiculteurs font le changement d’appât dans les pièges,

Daniela
peut-être une bonne chose de faire ça c’est ça

Guillaume
ils peuvent aussi voir ce qui a été attrapé, dire bon ben là il y a tant d’européens et tant d’asiatiques qui ont été repérés, et suivant les saisons voir quand il y a des

Daniela
[SILENCE]

Guillaume
rennes également, oui ça pourrait être pas mal. Comme ça ça fait déjà, enfin on peut savoir ce qui a été capturé, aussi on peut voir je ne sais pas s’il y a d’autres espèces qui ont été capturées ou pas pour voir…

Daniela
Pour l’entretien, parce qu’il y a pas mal de communes qui ont acheté les pièges,

Guillaume
Ouais. [inaudible] Ah oui. [inaudible]

Daniela
parce qu’ils avaient vraiment un souci de préserver la biodiversité.

Guillaume
Ah oui. [inaudible] Ah oui.

Daniela
Et après, ils m’ont appelé en me disant qu’ils se sont confrontés à des problèmes de bol.

Guillaume
[inaudible] Ah oui. [inaudible] Ah oui. [inaudible] Ah oui.

Daniela
Les gens, ils volent les pièges et du coup, ils sont obligés de le mettre très haut dans les arbres

Guillaume
[inaudible] Ah oui. [inaudible] Ah oui. [inaudible] Ah oui.

Daniela
et les agents, ils sont obligés de mettre les échelles pour accéder

Guillaume
[inaudible] Ah oui. [inaudible] Ah oui. [inaudible]

Daniela
et comme ils ont peur de frelons, ce qui ne sont pas l’habitude,

Guillaume
Ah oui. [inaudible] Et si on revient un peu maintenant sur ta pratique à picole, donc ça fait 15 ans que

Daniela
ils se mettaient des combinaisons épaises pour juste mettre là-bas. Enfin, ce n’était pas gérable. Donc du coup, un partenariat avec un Ruche École ou vraiment une association à bicol qui est à côté, je pense que ce serait une bonne chose. Alors pour faire court, je citais une phrase qui revient très souvent actuellement par

Guillaume
tu pratiques et avec un peu de recul sur ces 15 années, comment est-ce que ta pratique a évolué ? À quoi tu fais plus attention ou moins attention ? -Ouais. >> >> >>

Daniela
rapport au changement climatique, on va dire en fait les ruches sont faits pour les abeilles

Guillaume

>

Daniela
les abriculteurs, elles ne sont pas faites pour les abeilles.

Guillaume

>

Daniela
C’est-à-dire que les abeilles, leur habitat, c’est normalement un tronc d’arbre,

Guillaume

>

Daniela
donc il y a une couche d’isolation autour, et nos ruches, en fait, au niveau isolation,

Guillaume

>

Daniela
c’est complètement… c’est vraiment pas bon pour les abeilles.

Guillaume
(…)

Daniela
Donc il y a des livres qui sont sortis là récemment, donc il y a Marc Guillemin qui

Guillaume

>

Daniela
fait un travail énorme là-dessus sur les cadres d’isolation de haute performance et donc il y a

Guillaume

Donc, je vais vous présenter les deux groupes de travail. Donc, on a les deux groupes de travail qui ont été créés par la communauté.

Daniela
aussi ces personnes qui ont suivi ces marques. Moi je ne le connaissais pas personnellement,

Guillaume
Et donc, on a les deux groupes de travail qui ont été créés par l’ensemble de nos collègues,

Daniela
on se téléphonait une fois ou deux mais je n’ai pas eu la chance de le rencontrer donc là il est

Guillaume
les deux groupes de travail qui ont été créés par le groupe de travail qui ont été créés par les deux groupes de travail.

Daniela
décédé malheureusement l’année dernière et c’était vraiment un grand homme, c’était un précurseur qui

Guillaume
Et on a aussi les deux groupes de travail qui ont été créés par les membres de la communauté,

Daniela
a travaillé je crois pendant très très longtemps sur ça, sur l’isolation du rouge pour créer un

Guillaume
les deux groupes de travail qui ont été créés par les membres de la communauté.

Daniela
habitat qui est adapté à l’abeille et pas pour l’agriculture. Et puis il était dans une chaise

Guillaume
Donc, on a deux groupes de travail qui ont été créés par l’ensemble de nos collègues, dans nos groupes de travail.

Daniela
roulante, c’était vraiment pas aisé pour lui de faire ça. Et donc il y a un livre qui vient de

Guillaume
Et donc, on a aussi les deux groupes de travail qui ont été créés par les membres de la communauté.

Daniela
sortir qui est très bien, c’est « La ruche basse consommation » et là il y a vraiment tout le résumé

Guillaume
Donc, on a les deux groupes de travail qui ont été créés par les membres de la communauté.

Daniela
en fait pour expliquer un peu comment créer un habitat pour les abeilles qui est facile à gérer

Guillaume
Et donc, on a aussi les deux groupes de travail qui ont été créés par les membres de la communauté. Et donc, on a aussi les deux groupes de travail qui ont été créés par les membres de la communauté.

Daniela
pour eux parce que comme je disais tout à l’heure, ils créent un microclimate dans la ruche et par

Guillaume
Donc, on a les deux groupes de travail qui ont été créés par les membres de la communauté.

Daniela
Par exemple, quand vous laissez le front ouvert,

Guillaume

>

Daniela
pour moi c’est une aberration, ça a toujours été une aberration, je ne l’ai jamais fait.

Guillaume
(Pas de son)

Daniela
Mais vous pouvez donc fermer le front à condition que la rue soit bien isolée,

Guillaume

>

Daniela
en hiver et en été.

Guillaume

>

Daniela
En fait, c’est comme une maison, quand vous avez…

Guillaume
[Pause]

Daniela
vous chauffez en hiver et vous climatisez en été, et vous laissez les portes et les fenêtres ouvertes. Qu’est-ce qui se passe ? Il se passe que vous avez besoin de 10 fois plus d’énergie pour chauffer et pour climatiser et pareil pour les abeilles. Donc dans ce livre ils disent que vous économisez jusqu’à 60% de énergie donc 60% de miel en plus ce qui est quand même pas émoudant

Guillaume
9…

Daniela
et donc là pour moi ça c’est quelque chose qui a… ça fait des années que je suis sur ça et quand

Guillaume
(Pas de son) >>

Daniela
Enfin c’était toujours ma préoccupation

Guillaume

>

Daniela
l’isolation des ruches parce que en plus je suis dans un environnement où il fait très chaud et donc

Guillaume
(Pas de son) >>

Daniela
C’est très important que l’abeille a un taux d’humidité dans la ruche qui est très élevé pour le couvent,

Guillaume

>

Daniela
pour l’éclosion des oeufs. C’est très important, on ne se rend pas compte.

Guillaume

>

Daniela
Quand c’est très sec et que vous ouvrez le fond, les oeufs ne peuvent pas éclore, les abeilles ne peuvent plus gérer l’humidité dans la ruche.

Guillaume

Merci. >> >> [Silence]

Daniela
C’est un gros problème, donc il faut vraiment s’y pencher. Pour moi, l’avenir, vraiment, pour l’agriculture, c’est l’isolation des ruches, c’est apporter un nourrissement de qualité au bon moment et vraiment gérer ces ruches au plus près. Donc, ça ne nous sert à rien d’avoir de plus en plus de ruches pour avoir plus de miel. Au contraire, il vaut mieux gérer ces ruches, donc avoir moins de colonies et les gérer vraiment beaucoup plus dans ce sens-là. Donc… Alors Marc Guillaumin, c’était le précurseur.

Guillaume
Et quand tu parles d’isolation, l’isolation, c’est Marc Guillemin, c’est ça ? [Silence]

Daniela
C’est lui qui a mis au point les partitions isolantes de haute performance. Et à la fin, je crois qu’il était vraiment rénommé parce qu’il a travaillé dessus pendant très, très longtemps. Et à la fin de sa vie, il a eu quand même de la reconnaissance, heureusement. Mais c’est quelqu’un, il a tout compris. Enfin, il avait tout compris.

Guillaume
Jean Rihandès, maintenant il est dans ses missions, j’ai l’impression, c’est diffuser

Daniela
Et je vais en remonter, et Damien Meyritt, justement, Damien Meyritt,

Guillaume
ce message.

Daniela
il a travaillé remarquablement, et c’est eux qui ont sorti ce livre,

Guillaume
Et l’isolation, ça se met aussi l’été ?

Daniela
que je trouve très bien, que je recommande d’ailleurs, pour des personnes qui veulent vraiment œuvrer pour le bien-être des abeilles, parce que ça fait partie, et pour égnauser justement, pour garder un habitat qui est vraiment adapté aux abeilles. [INAUDIBLE]

Guillaume
Merci.

Daniela
Ah oui, été et hiver.

Guillaume

>

Daniela
Et moi, je mets en plus une isolation extérieure parce que le mieux,

Guillaume
Merci à tous. >>

Daniela
c’est du liège extrudé parce que c’est écologique.

Guillaume
[PAUSE]

Daniela
C’est vrai que vous avez, comment ça s’appelle, du polystyrène. Le polystyrène, ce n’est vraiment pas bon. Ce n’est pas écologique du tout. Ça s’effrit. Donc, c’est vrai que si on peut mettre vraiment du liège extrudé, vous pouvez mettre autour de la ruche. Il faut mettre un matelas d’isolation sous le toit, surtout pas laisser le toit en plein soleil, c’est une catastrophe. C’est comme une poêle, vous mettez la main dessus, vous vous brûlez.

Guillaume
Oui, on peut faire cuire un œuf dessus, oui.

Daniela
Donc moi, quand je vois ça, parfois quand je vois des ruchés en plein soleil, en été, avec ça,

Guillaume
Et tu peux me dire ce que tu mets sous le toit.

Daniela
je me dis, mais c’est dingue, c’est pas possible. Donc moi, je mets des grosses plaques sur la ruche, sur les côtés de la ruche, et à l’intérieur j’ai des cadres isolants de haute performance, je vais y arriver, et les fonds sont fermés aussi, donc tout est fermé, et l’entrée est fermée. Alors il y a des matériaux isolants qu’on peut acheter au magasin Apicol,

Guillaume
C’est plutôt d’isolant ou tu mets… Du liège extrudé.

Daniela
après il y a des feuilles, donc pareil, avec du… c’est des matières réfléchissantes qu’on peut mettre, donc je mets les deux, et en plus je mets une plaque de l’isolant, donc si je peux, du liège, c’est vraiment une grosse plaque sur la ruche.

Guillaume

>

Daniela
En fait, la ruche, il faut vraiment toujours avoir l’image du tronc d’arbre.

Guillaume

>

Daniela
Isolation partout.

Guillaume

>

Daniela
Là, l’abeille est bien. Et pareil, le trou de l’entrée, je le réduis au maximum.

Guillaume

.

Daniela
Comme ça, les abeilles peuvent gérer leur microclimate.

Guillaume

>

Daniela
Et là, je ne sais pas si c’est un hasard,

Guillaume

Daniela
parce que j’ai vraiment bien isolé mes ruches cette année,

Guillaume
Merci.

Daniela
et là, j’ai fait mes traitements avec Varomètre, j’ai fini,

Guillaume
[Silence]

Daniela
et je n’ai vraiment pas beaucoup de varroa, j’étais étonnée. Je me suis dit, mais est-ce que… Je regardais la bouteille pour voir s’il n’est pas périmé, mais j’ai mes petits câlins, c’est pas possible. Enfin, ça me paraissait incroyable, les abeilles sont en pleine forme. Ça, c’est génial. Et avant de faire ça, j’avais des… Bon, après, il y a le frelon aussi. Mais avant, j’avais des ruches sur deux cadres. Là, j’ai des ruches sur dix cadres. C’est… Enfin, on voit vraiment la différence.

Guillaume
Ok, donc là c’est comme ça que tu as pratiqué à évoluer, oui.

Daniela
Ah, il faut tester. Ce que j’ai dit tout à l’heure, en fait, quand on lit quelque chose, quand on entend quelque chose, il faut toujours tester sur une ruche. Jamais se lancer à faire quelque chose dans tous les ruchés. Donc, il faut vraiment vérifier si ça fonctionne et si c’est adapté, justement, à la façon dont on travaille. Donc jamais croire sur parole ce qu’on entend, ce qu’on lit. Je pense que j’ai eu de la chance,

Guillaume
Et quel a été sur tes 15 années ton plus gros échec en tant qu’épicultrice ? Est-ce qu’à un moment, une saison, quelque chose s’est mal passé et tu as perdu beaucoup de ruches ? >> Merci. >> Merci.

Daniela
parce que je n’ai jamais eu beaucoup de mentalité.

Guillaume

>

Daniela
Là, j’en ai zéro. Je suis contente.

Guillaume
(…)

Daniela
Ce qui était difficile pour moi au début, Je n’avais pas de traitement qui me correspondait. Avant d’utiliser le varomède, j’ai vraiment galéré. Parce que je n’ai jamais utilisé des pesticides dans mes ruches. C’est un choix personnel, ce n’est pas une critique envers qui que ce soit. C’est un choix personnel. Je n’ai pas voulu… Pour moi, l’agriculture doit être… Enfin, je voulais vraiment avoir une agriculture naturelle, avec des produits naturels. Et donc pendant des années, j’ai vraiment galéré avec des produits.

Guillaume
(…)

Daniela
à l’époque on pouvait encore utiliser les molécules sans AM comme l’acide formique par exemple,

Guillaume
.

Daniela
le thymol, ça on pouvait l’utiliser, maintenant c’est interdit de l’utiliser en dehors d’un médicament AM, mais à l’époque c’était encore possible et donc j’ai utilisé l’acide formique pendant deux ans, j’ai utilisé le thymol, j’ai utilisé les illusentiels, j’ai tout essayé mais c’était c’est une galère, vraiment une galère, avec les températures, il fallait que j’attende

Guillaume
Et là quel est ton process pour traiter justement ? Si on parle de Varomède, le produit que

Daniela
quasiment mi-octobre pour pouvoir traiter, c’était pas possible. Honnêtement j’avais des colonies qui n’étaient pas en bonne santé. [SILENCE]

Guillaume
tu utilises, comment est-ce que tu fais du traitement systématique ou est-ce que tu fais un comptage avant ensuite ton traitement et après comment tu fais ton comptage ? Ça Ça m’intéresse bien de savoir vraiment étape par étape comment tu fais.

Daniela
Alors normalement, on fait un comptage.

Guillaume
[SILENCE]

Daniela
Donc on fait un comptage.

Guillaume
»

Daniela
Alors on va commencer par le traitement de printemps. On peut tout à fait traiter toute l’année avec Maromède,

Guillaume
Je vous souhaite une bonne fin de journée.

Daniela
avec aucune autre molécule.

Guillaume
et à la prochaine. Je vous souhaite une bonne fin de journée et à la prochaine !

Daniela
Mais on peut bien sûr aussi associer du traitement, pas en même temps, mais si on est habitué à un certain traitement,

Guillaume
[SILENCE] ♪ ♪ ♪

Daniela
on peut donc ajouter, faire un traitement intermédiaire avec le lauromètre, c’est possible aussi.

Guillaume
[SILENCE]

Daniela
Donc il y a quand même une grande liberté avec ce produit-là.

Guillaume
[SILENCE]

Daniela
Donc moi perso, j’ai fait mon protocole de traitement pour chez moi.

Guillaume
»

Daniela
Donc moi je fais, alors au printemps on fait un traitement, on regarde donc ce qui tombe.

Guillaume

Ok, donc tu en fais vraiment tout début du printemps,

Daniela
Si vous avez plus de 10 varois, vous pouvez encore faire 2 passages à 6 jours d’intervalle. C’est vraiment pour faire un cycle de couvain. Pour bien bien traiter tous les appels. Donc moi je le fais avant la naissance de faux bourdon. Parce que je vais avoir des mal en bonne santé pour justement l’élevage de rennes. Ça c’est important. Donc ensuite normalement je suis tranquille jusqu’en fin juillet. Donc je fais mon traitement d’été normal. Moi je le fais très très tôt, même je commence en février, mais moi je suis en Provence.

Guillaume
en début mars. Ok. Très bien. Donc t’as fait un premier là et après t’as pas de hausse à ce moment là et après

Daniela
Donc en fait dès qu’on peut ouvrir les rues, on peut traiter. Ça prend deux minutes, c’est vraiment quelque chose… Après la récolte, je fais un traitement.

Guillaume
un autre en juillet donc. !

Daniela
Donc là je fais trois traitements à six jours d’intervalle et j’ai compte.

Guillaume
à suivre…

Daniela
Moi j’ai un peu adapté le protocole au changement climatique,

Guillaume
[SILENCE]

Daniela
Moi personnellement, quand j’ai plus de 50 barois

Guillaume
[SILENCE]

Daniela
qui sont tombés pendant les 6 jours du 3e traitement,

Guillaume
[SILENCE] [SILENCE]

Daniela
uniquement le 3e, on ne compte pas avant, je fais encore 2 traitements. Ça fait quand même beaucoup, c’est vrai que…

Guillaume
♪ ♪ ♪

Daniela
Mais quand vous avez… Moi le problème, j’ai des voisins à côté qui ne traitent pas.

Guillaume
Je vous souhaite une bonne fin de journée et à la prochaine !

Daniela
Ou traitent très mal, donc il y a plusieurs voisins,

Guillaume
[SILENCE]

Daniela
Ils n’ont jamais fait une formation à picole.

Guillaume
[SILENCE] [SILENCE]

Daniela
Pour eux, le voir voir n’existe pas, c’est un mythe. Et donc en fait, je suis régulièrement infestée par l’orphobordon, par les abeilles,

Guillaume
[SILENCE] On a un autre sujet à discuter.

Daniela
et c’est extrêmement pénible.

Guillaume
Vous pouvez aussi me dire si vous avez des questions ou des commentaires. Je m’occupe de tout ça. Je vous remercie. Merci.

Daniela
Donc ça c’est un problème que je pense que je ne suis pas la seule à avoir. Donc si j’étais seule sur une île déserte, je pense que je ferais très très peu de traitement.

Guillaume

>

Daniela
Parce que les abeilles ne ré-infestent pas en fait.

Guillaume
[Silence]

Daniela
Donc on arrive vraiment à garder la pression très très basse. Mais si vous avez des voisins autour, où nous on a beaucoup de transhumances en hiver, les abritures qui posent leurs ruches, qui sont dans un état sanitaire lamentable, et bien voilà, donc vous, vous subissez la conséquence. Et ça c’est vraiment pas marrant parce que vous prenez soin de vos abeilles toute l’année, et après vous avez des gens qui sont irresponsables, qui… enfin bref. Ah oui tout à fait, par exemple si vous avez une ruche qui s’effondre, les varroa

Guillaume
Est-ce que l’overroi peut se transmettre quand deux abeilles sont à côté, ou est-ce que l’overroi peut quitter une abeille pour aller sur une fleur, attendre le passage d’une autre abeille et aller sur elle ? Ok. Merci à tous. Merci.

Daniela
ils essayent de survivre, donc de toute façon ils sont sur les abeilles, donc ils peuvent

Guillaume
et de la France. en tant que président, on va faire des choses qui sont très importantes pour un pays comme le Royaume-Uni.

Daniela
très bien se poser sur une fleur et attendre une prochaine abeille, et surtout au printemps

Guillaume
On va faire des choses qui vont changer le monde et qui vont changer la vie de l’Etat.

Daniela
avec les faux-bordons. Les faux-bordons, s’ils ne sont pas bien traités,

Guillaume
On va faire des choses qui vont changer le monde et qui vont changer la vie de l’Etat.

Daniela
les faux-bordons vont partout dans toutes les ruches. Donc là, vous êtes réinfesté de suite.

Guillaume
On va faire des choses qui vont changer le monde et qui vont changer la vie de l’Etat.

Daniela
Et ça, c’est un vrai problème. Donc j’invite vraiment tout le monde à bien suivre le côté sanitaire.

Guillaume
On va faire des choses qui vont changer la vie de l’Etat. [SILENCE] ♪ ♪ ♪

Daniela
Donc pour des personnes qui n’ont pas de…

Guillaume
Merci à tous !

Daniela
Il y a des personnes qui sont un peu isolées, donc c’est vrai que c’est difficile,

Guillaume
»

Daniela
mais en général, il y a toujours une association à côté, il y a un GDSA à côté,

Guillaume
[Silence]

Daniela
il y a un rocher qui est collé à côté. Donc vraiment, ne pas rester seul dans son coin, parce que c’est vrai qu’il y a une dynamique de groupe, on peut échanger, parce que personne n’est parfait, on apprend tous les jours, même quelqu’un qui a 50 ans d’expérience, il apprend tous les jours. On travaille avec des vivants, ce n’est pas quelque chose de statique, ça évolue et donc en fait nos pratiques avec l’école évoluent aussi. Donc il ne faut pas rester sur le même même schéma pendant 40 ans. C’est possible.

Guillaume
Oui, parce qu’au début, tu l’évoquais un peu tout à l’heure, un des premiers produits

Daniela

  • Oui. (…)

Guillaume
anti-varroa, c’était Jean-Rémi Rondet qui m’en avait parlé, c’était de l’antipus pour

Daniela
(…)

Guillaume
chien au tout début. Après, ils ont vu que ça pouvait être mauvais.

Daniela
[Silence]

Guillaume
Après, ils sont passés plutôt vers Apistan, Apivar. Là, on se rend compte que ces traitements sont beaucoup moins efficaces qu’on le croyait, et du retraitement qui était de 8 semaines passe à 12 semaines. Donc là, on passe vers d’autres traitements. par exemple le Varomède, l’Oxybille également. Donc oui c’est vrai qu’il faut avoir cette flexibilité et se remettre en question constamment pour les traitements.

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu :   Récolte du miel : un guide étape par étape pour les apiculteurs 🐝🍯

Daniela
Ah oui, j’ai oublié justement pour le traitement, donc après le traitement d’été, parfois

Guillaume
Oui c’est ce que tu me disais au téléphone, il ne faut pas chauffer, il ne faut pas le

Daniela
je fais un traitement intermédiaire, en octobre, si vraiment je vois que je suis ré-infestée, et je fais mon traitement hiver, donc un seul passage. Et on chauffe vraiment jamais le varomètre, on ne le chauffe pas. Alors voilà, on laisse les flacons que ce soit dans une pièce chauffée, et on le passe

Guillaume
mettre en bas marie c’est température aubiante tu le sors avant [ Silence ]

Daniela
entre 20 et 25 degrés sur les abeilles en hiver. Donc moi j’ouvre jamais une ruche en dessous de 6 degrés,

Guillaume
[ Silence ]

Daniela
moi j’irais même jusqu’à 9, mais après ça dépend des rituels. En fait, on traite pour l’hiver,

Guillaume
[SILENCE]

Daniela
on traite au moment le plus chaud de la journée, à l’abri du vent, sans vent, et là vraiment il faut que le produit ne soit pas froid

Guillaume
[SILENCE]

Daniela
parce que c’est un liquide,

Guillaume
[SILENCE]

Daniela
donc en fait ça peut tuer les abeilles si vous versez un liquide froid en plein hiver sur les abeilles.

Guillaume
[SILENCE]

Daniela
Donc il faut vraiment avoir une température entre 20 et 25.

Guillaume
(…)

Daniela
Alors moi je le mets dans un sac isotherme avec une bouteille d’eau tiède, comme ça il reste stable, et le temps de traiter toutes mes colonies. Et ça prend vraiment, honnêtement, ça prend deux secondes, enfin deux secondes non, ça prend deux minutes, vous ouvrez la ruche, vous en… En hiver on n’en fume même quasiment pas parce qu’elles sont… Enfin chez moi ils n’ont même pas grappé parce qu’elles ne sont pas très très froides, mais si elles sont grappées vous les mettez uniformement sur la grappe, vous refermez, c’est bon. Et ça suffit, donc c’est pas la peine de…

Guillaume
Est-ce que tu mets des gants aussi ?

Daniela
Alors là c’est un peu délicat donc je dis un discours en tant qu’adopteur et en tant

Guillaume
Est-ce que tu couvres le nez ou des lunettes anti-projection ? Bonne soirée. »

Daniela
que voilà il faut faire alors moi je dis toujours dans le doute regardez la notice

Guillaume
(…)

Daniela
du médicament toujours donc après c’est très facile à utiliser et pour moi personnellement ça m’a pour moi ça a été une liberté vraiment je je je d’ailleurs je les ai harcelé Bibita

Guillaume
à suivre. [SILENCE]

Daniela
quand ils m’ont embauchée parce que je les appelais tous les jours parce que je trouvais pas leurs

Guillaume
Je vous souhaite une bonne fin de journée et à la prochaine !

Daniela
produits et tous les jours parce que je parle allemand donc c’était facile donc tous les jours

Guillaume
et de la santé. ♪ ♪ ♪ ♪ ♪ ♪

Daniela
je les appelais au siège « quand est-ce que le barmaid arrive? » ils ont tellement eu marre de moi

Guillaume
[SILENCE]

Daniela
qu’ils m’ont embauchée. Mais c’est vrai c’est une vraie histoire donc j’ai vraiment eu besoin de ce

Guillaume
[SILENCE]

Daniela
produit parce que pour moi dans mes conditions à moi c’était parfait. Après je comprends tout à

Guillaume

Ils les enlèvent à des visites de printemps.

Daniela
les abricoteurs qui utilisent des lanières parce qu’il y a un confort. Donc vous n’avez pas besoin d’ouvrir les ruches plusieurs fois. C’est très facile quand on n’a pas le temps, quand on n’a pas trop envie de se préoccuper. Donc après le problème de la résistance aux molécules, c’est aussi un peu, entre guillemets, la faute des abricoteurs parce qu’il y a beaucoup d’abricoteurs qui laissent les lanières beaucoup plus longtemps qu’ils devraient. Alors je ne veux pas trop le dire, mais il y a des pratiques quand même aberrantes.

Guillaume
soupir ♪ ♪ ♪ ♪ана l’amala

Daniela
Je pense que l’apiculteur, enfin, je ne sais pas, j’étais de la pierre, mais c’est vrai

Guillaume
[Silence]

Daniela
qu’il y a une responsabilité aussi. Donc je veux dire, quand vous avez une notice de médicament, c’est comme quand vous prenez un antibiotique, vous n’allez pas prendre, je ne sais pas, vous voyez le paquet avec, des cagés, vous n’allez pas prendre deux cagés d’un coup, il y a une procédure à suivre, donc c’est pas pareil pour les médicaments à picole, donc il faut faire attention, même si c’est un traitement qui est très bien toléré, ça reste quand même un traitement. Il faut être sérieux.

Guillaume
Faut être sérieux là-dessus, oui. Absolument, c’est pas…

Daniela
Donc, juste pour les personnes qui, si vraiment ils ont des questions, ils peuvent très bien

Guillaume
Ok, je peux laisser ton email en contact d’interview,

Daniela
me téléphoner. Donc, moi je prends ce… Oui, ou voilà.

Guillaume
ou même en fin d’interview, je pourrais dire,

Daniela
Ou ils me trouvent sur le site.

Guillaume
si vous voulez contacter Daniela, voilà son email. Merci.

Daniela
Sinon, ils me trouvent sur le site.

Guillaume
Merci.

Daniela
Parce qu’il y a beaucoup d’inquiétudeurs qui me téléphonent justement pour les traitements

Guillaume
à suivre… [SILENCE]

Daniela
parce qu’ils ne sont pas à l’habitude ou ils ont des questions, ils sont un peu angoissés.

Guillaume
[SILENCE] [SILENCE]

Daniela
Donc vraiment c’est un plaisir parce que moi je partage mon expérience,

Guillaume
[SILENCE]

Daniela
ça fait sept ans que je travaille avec ces molécules-là,

Guillaume
[Sous-titres réalisés par la communauté d’Amara.org]

Daniela
donc j’ai vraiment un recul important et même des situations où même moi je me suis posé des questions,

Guillaume
[SILENCE] [SILENCE]

Daniela
je peux leur en parler, donc c’est vraiment quelque chose qui est important.

Guillaume
»

Daniela
Quand on a des questions, il faut vraiment aller à la source, il ne faut pas se fier à ce qu’on voit sur Internet,

Guillaume
(…)

Daniela
c’est un peu le problème avec les réseaux sociaux, avec Internet, avec tout ce qu’on trouve,

Guillaume

[silence]

Daniela
Il y a des choses qui sont excellentes, il y a des informations très précieuses, qui sont vraiment très très bien, mais vous avez des choses aberrantes parfois sur les sites, sur les forums, qui sont complètement erronées. Sur ça je dis, il faut vraiment aller toujours à la source pour avoir une information qui est véridique.

Guillaume
Oui, on a tout, il y a tout sur le réseau.

Daniela
Merci. Merci. Je vais vous laisser.

Guillaume
C’est un peu le… ce qui est bien c’est que les groupes d’apiculteurs sur Facebook

Daniela
C’est bon. [Silence]

Guillaume
sont vraiment très importants. Le plus gros c’est Apiculture France, il y a un plus long, il y a 50 ou 60 000 personnes donc du coup on a des réponses très rapides, mais c’est vrai qu’il y a tout comme réponse et on sait pas la personne derrière son degré d’expérience ou autre. Il y en a 10 qui vont dire, qui vont commenter, si ça se trouve qui vont dire des aberrations, une qui sera vraiment experte, qui va dire un avis différent, mais pourtant la majorité dira peut-être autre chose.

Daniela
C’est ça.

Guillaume
Donc c’est vrai qu’on est un peu noyé dans ce…

Daniela
Après il faut dire aussi qu’il y a beaucoup d’habitatures qui ont des pratiques, qui ont guère évolué.

Guillaume
Merci. Les gens ont besoin de ce que je fais. >>

Daniela
C’est un peu le souci.

Guillaume
[Pause]

Daniela
Bon, il y a encore des habitatures qui n’ont pas connu le marois. Ça devient rare maintenant, mais ça existe. Et c’est vrai que je peux imaginer que ça a été vraiment le… Je pense que c’était génial de ne pas avoir le marois. et là on est quand même tous inquiets par rapport au petit coléoptère de la ruche en fait il s’est très vite propagé parce que le rucher n’était pas détruit

Guillaume
Oui.

Daniela
le souci c’est ça, après au niveau des aides je pense qu’aucune agriculture n’a envie que son rucher soit détruit je pense qu’il faudrait vraiment avoir des aides importantes pour permettre à l’agriculture de déclarer ces choses là et vraiment de dire bon ben je fais le sacrifice, je détruis mes ruches mais je vais avoir une récompense financière où je peux racheter un nouveau cheptel et sinon ça fonctionne pas.

Guillaume
Pourquoi pas demander une assurance obligatoire pour les apiculteurs, c’est pas si cher que

Daniela
[SILENCE]

Guillaume
ça les assurances, je crois que c’est de l’ordre de 90 centimes par ruche.

Daniela
Je ne sais pas si en maladie je crois qu’ils ne remboursent pas.

Guillaume
Et rembourse pas.

Daniela
Non, il me semble, ça dépend de l’assurance

Guillaume
Oui.

Daniela
mais moi j’ai une assurance contre le feu, contre l’eau, contre le vol je crois

Guillaume
Oui. Oui. Oui.

Daniela
et après maladie je crois que après je sais pas il ya peut-être différentes assurances mais je

Guillaume
Parce que pour ce type de maladie là, pour le… oui.

Daniela
pense je crois après je suis pas experte mais je pense qu’au niveau du remboursement il faudrait quelque chose que ce soit vraiment correct parce que sinon on aura ce problème là les gens ils veulent pas ce que je comprends c’est douloureux c’est comme si vous tuez votre animal domestique

Guillaume
Ok.

Daniela
enfin c’est on est attaché au nourruchin donc c’est pas quelque chose qu’on fait et là détruire

Guillaume
Oui.

Daniela
sur tout un rucher, c’est énorme.

Guillaume
Oui.

Daniela
Il faut être musulman, donc il y a déjà des pièges

Guillaume
Oui. Oui. Ok.

Daniela
qui sont sur le marché qu’on peut mettre dans les ruches,

Guillaume
-Pas de problème. (Pause)

Daniela
insérés entre les cadres pour vraiment observer.

Guillaume
-Allez. (Pause)

Daniela
Je pense qu’actuellement, on n’a pas encore, en France,

Guillaume
-D’accord.

Daniela
je ne touche plus poids, mais il y a aussi la responsabilité

Guillaume
-Allez. (Pause)

Daniela
des agriculteurs quand ils importent les reins de lait saisant.

Guillaume
-Allez. (Pause) -Allez. -Allez.

Daniela
Souvent, il y a quand même des gens qui font des importations

Guillaume
-Allez. (Pause)

Daniela
sauvage entre guillemets il n’y a aucun suivi vétérinaire bon ils mettent en péril quand même

Guillaume
-Allez. (Pause) -Allez. -Allez. -Allez. -Allez.

Daniela
la filiale je regrette mais c’est toujours à cause de quelques personnes qui prennent pas de

Guillaume
-Allez. -Allez. -Allez. -Allez. Alors qu’il y a des pays comme la Slovénie et l’Australie, l’importation d’abeilles

Daniela
précautions que ce qu’on est déjà assez

Guillaume
d’autres pays est interdite. C’est légiféré, après c’est très difficile vu qu’on peut envoyer des rennes par la poste,

Daniela
Je pense que c’est impossible d’avoir du contrôle là-dessus, c’est pour ça que j’appelle vraiment

Guillaume
donc c’est vraiment très facile et c’est très difficile d’avoir du contrôle dessus pour les douanes, mais certains pays l’interdisent. [Silence]

Daniela
la responsabilité de chacun de ne pas faire ces choses-là parce qu’en fait on met en péril toute une profession. Moi aussi, dommage le petit couloir de la ruche, honnêtement déjà avec le war-war, avec le sécheresse, avec le changement climatique, avec le problème de ressources, est-ce que j’aurais encore envie de continuer c’est la question que vous me poserait et ça devient compliqué

Guillaume
Bien sûr. [Silence]

Daniela
j’ai beaucoup de collègues avec qui je reçois souvent des informations merci donc à ceux qui

Guillaume
Et comment tu t’informes par rapport aux actualités à Picole ? Quelles sont tes sources d’informations? Est-ce que tu as un magazine, un site internet ou la société Vivita le pourvoit? [BIP] [BIP] [BIP]

Daniela
m’envoient des informations c’est toujours bien il y a beaucoup de gens qui sont actifs sur même qui recherche les articles du journaux au niveau scientifique, tout ce qui sort, donc je pense que c’est important de regarder, moi je regarde beaucoup les informations sur internet aussi, donc après on sait qu’une information c’est jamais à 100% voilà. En fait je ne sais pas,

Guillaume
Mais tu regardes quel site sur Internet ? D’accord, t’as pas de site de référence ? Non.

Daniela
de je tape les mots de recherche et je regarde ce qui vient, je sélectionne. J’aime bien les articles scientifiques par contre je trouve en général un scientifique il fait ça vraiment d’une façon

Guillaume
Oui. Ils sont en anglais surtout les articles scientifiques ?

Daniela
très scientifique comme le nom indique et en général c’est quand même des résultats qui sont fiables jusqu’à preuve contraire. Ça dépend, oui. Après on peut traduire,

Guillaume
Merci.

Daniela
vous avez des… bon moi je comprends l’anglais donc il n’y a pas de souci,

Guillaume
Merci. Merci.

Daniela
mais c’est vrai que pour les gens qui ne parlent pas très bien anglais, alors les allemands aussi,

Guillaume
Merci.

Daniela
ils ont pas mal d’instituts, ils ont beaucoup de personnes passionnées qui s’intéressent à

Guillaume
Merci. [Silence]

Daniela
l’apiculture, donc je pense qu’on a chaque pays, on a ses référents. Après il y a des apiculteurs qui ont beaucoup d’expérience aussi, donc je pense que chacun a son lieu d’être, si on peut dire ça. Je pense que c’est bien d’avoir une information diversifiée, de ne pas toujours avoir une seule source. Donc quand quelque chose m’intéresse, je recherche sur plusieurs sites ou sur plusieurs sources pour me faire une idée globale. Donc.

Guillaume
D’ailleurs en Allemagne, petite parenthèse sur l’apiculture en Allemagne, est-ce que

Daniela
Alors en Allemagne, ils ne sont pas logés d’ESA, donc ils ont des associations et des groupements

Guillaume
c’est organisé un peu de la même manière, avec des syndicats un peu proches, donc rattachés à certaines villes, et après avec des structures départementales et nationales qui centralisent l’ensemble des syndicats ? Merci. SILENCE

Daniela
bien sûr, ils n’ont pas ce problème au niveau des médicaments que nous, c’est-à-dire que nous

Guillaume
(inaudible) >>

Daniela
on est obligé de passer par les ayant droit, l’apiculteur ne peut pas commander directement un

Guillaume
(inaudible)

Daniela
médicament en dehors des ayant droit, les ayant droit c’est des pharmacies, des vétérinières et

Guillaume
On va continuer de travailler avec les gens. Merci à tous.

Daniela
des guédessins bien sûr, qui sont des chez des seins, qui ont un PSE agréé donc c’est vraiment

Guillaume
Merci à tous. Merci à tous.

Daniela
important et donc c’est vrai qu’il n’y a pas du tout le même ce problème là, enfin cette législation

Guillaume

[Silence]

Daniela
en Allemagne, ça l’était il n’y a pas longtemps encore et honnêtement, comme j’ai appris l’aviculture en France et même au niveau du vocabulaire apical, quand je suis sur les congrès en Allemagne et quand les aviculteurs me parlent, il faut vraiment que je réfléchisse parce que le vocabulaire est complètement différent, les ruses sont différentes, la façon de pratiquer est différente. il y a tout de suite Sander, et puis ils sont en vocabulaire, donc pour moi c’est un peu déroutant

Guillaume
C’est des quoi comme ruches ? C’est des zenders c’est ça ? Des ruches ? C’est quel format ces zenders ? ♪ ♪ ♪ ♪ ♪ ♪ >> >>

Daniela
parce que c’est vrai que je suis tellement habituée à parler à picole en France qu’en

Guillaume

[Silence]

Daniela
Allemagne, je n’ai pas l’habitude, mais bon après les gens sont passionnés aussi, je pense que au au niveau de pesticides et des lanières, l’Allemagne est un pays qui utilise beaucoup plus par exemple l’acide formique. Alors les pays qui utilisent le plus de pesticides qui sont ressortis d’une étude c’est donc l’Espagne, le Portugal et la France. Alors les pesticides ce sont des agrafeurs chimiques,

Guillaume
Quand tu dis pesticides, on parle d’épistants et de la pivar. [Silence]

Daniela
donc trophamine A, amitrase, donc il y a sous forme de lanière, donc il y a apivar, il y a apitrase, il y a apistam, et donc ce sont des acaricides chimiques. Mais ce sont des pesticides, il faut le nommer, mais il faut le dire, ce sont des pesticides.

Guillaume
Ils ne sont pas créés en apiculture biologique, alors que le varomède et le kiwi le sont.

Daniela
Alors dans les… il y a aussi… vous avez plusieurs produits qui sont… plusieurs produits,

Guillaume
[SILENCE]

Daniela
médicaments à eux-mêmes qui sont à base d’acide oxalate, acide formique aussi. Donc

Guillaume
♪ ♪ ♪

Daniela
alors il y a aussi le timol, vous avez Abila et Phar, vous avez plusieurs médicaments qu’on peut

Guillaume

>

Daniela
utilisé en bio. Alors un médicament n’est jamais bio, c’est la molécule qu’on peut utiliser en bio.

Guillaume

>

Daniela
Après je pense que ça dépend vraiment de la façon de travailler de l’apiculteur pour qu’il trouve son

Guillaume

>

Daniela
médicament qui est adapté à sa conduite apicole et à sa façon de travailler et aussi à son choix.

Guillaume
[Silence]

Daniela
Donc je ne reproche jamais à quelqu’un, enfin ce n’est pas mon rôle de reprocher à quelqu’un ou de dire à quelqu’un il faut qu’il traite avec tel ou tel médicament. On a 13 médicaments sur le marché donc vous avez comme un large choix là-dessus. Mais bon c’est vrai qu’il y a des pays quand même ils sont beaucoup plus axés sur les acaryzides chimiques que d’autres. Donc l’Allemagne c’est plutôt un pays qui se tourne vers des substances on va dire plus naturelles. [SILENCE]

Guillaume
Mettons que demain tu as un apiculteur, enfin une personne qui veut commencer l’apiculture. Quelles sont les étapes, les premières étapes que tu lui donnerais ? A part, sauf s’il y a un essai qui vient se poser chez lui et donc là il faudra démarrer très rapidement, sans se former, mais quelles étapes tu donnerais à une personne vraiment qui veut commencer, qui dit « bah écoute Daniela, j’aimerais bien commencer l’apiculture, dis-moi les trois, cinq premières étapes à faire pour commencer, et faire les choses dans l’ordre. » Oui.

Daniela
Je m’inscrirai sur une liste d’attente dans un ruchier-école. Première chose.

Guillaume
Merci.

Daniela
Parce que maintenant il y a des listes d’attente.

Guillaume

>

Daniela
Il y a des ruchiers qui sont très populaires, donc il faut attendre un certain temps.

Guillaume
(Pause)

Daniela
S’il n’y a pas de place, ou si vraiment je suis pressée,

Guillaume

>

Daniela
j’essaierai de me rapprocher d’un agriculteur expérimenté qui est dans mon secteur.

Guillaume

>

Daniela
S’il veut bien me prendre sous son aile, ce qui n’est pas toujours le cas.

Guillaume
(Pause) >> Merci.

Daniela
Je ne conseille pas à quelqu’un qui n’a aucune notion d’apicole d’acheter une ruche ou un essence.

Guillaume
Merci. Merci à tous. Merci.

Daniela
Parce que j’ai beaucoup d’apiculteurs au téléphone qui m’appellent pour les traitements,

Guillaume
Merci.

Daniela
qui veulent des conseils, je leur donne, il n’y a aucun souci,

Guillaume
Merci. Merci.

Daniela
mais ils ne savent même pas ce que c’est. Ils n’ont jamais vu un varant.

Guillaume

>

Daniela
Comment pouvez-vous garantir un côté sanitaire si vous n’avez aucune notion de quoi on lutte,

Guillaume

>

Daniela
contre qui on lutte donc c’est pareil. C’est problématique, j’ai énormément de personnes

Guillaume

>

Daniela
qui ont des ruches mais qui ont pas de notion à picole, c’est un peu inquiétant d’ailleurs.

Guillaume

Merci à tous.

Daniela
Parce que vous avez des maladies comme la loque, par exemple, l’exemple type c’est que quelqu’un

Guillaume
Merci. Merci. …

Daniela
part à la retraite et le cadeau de départ ça va être une ruche à naissance, super, bravo. Donc

Guillaume
[SILENCE]

Daniela
Donc la ruche, elle a végété au fond du jardin

Guillaume
[SILENCE]

Daniela
et tout un tas de maladies vont se développer,

Guillaume
[SILENCE]

Daniela
au pire des cas, peut-être, ça va déclencher une passion, un picole, on ne sait pas. Moi, c’est vraiment des… Si on veut faire plaisir à quelqu’un, offrez-lui une formation,

Guillaume
[SILENCE]

Daniela
ou offrez-lui… Je ne sais pas. Mais de commencer comme ça, sans connaissance,

Guillaume
♪ ♪ ♪

Daniela
sauf si vraiment, on ne peut pas faire autrement,

Guillaume
[SILENCE] [SILENCE]

Daniela
c’est différent, ce n’est pas un jugement, mais c’est vraiment…

Guillaume
[SILENCE]

Daniela
On n’est plus des aviculteurs, on est des techniciens avicoles.

Guillaume
[ Silence ]

Daniela
Ce n’est pas possible maintenant d’avoir le rush. On est confronté à tellement de challenges tous les jours,

Guillaume

[silence]

Daniela
et de plus en plus. Comment voulez-vous que quelqu’un… Alors déjà, les aviculteurs expérimentés sont confrontés à un tas de problèmes. Comment voulez-vous que quelqu’un qui n’a pas de notion peut affronter ça, donc ils perdent le rush ? Il y a beaucoup d’abeilles qui perdent leur ruche par… Enfin, les abeilles sont mortes de faim. C’est terrible, hein.

Guillaume
En parallèle, c’est comme dire à une personne, écoute, t’as envie de conduire une voiture,

Daniela
— Ouais, on l’ira. — Ouais, un choc. — On rentre dans la chambre. — La chambre qui est où ?

Guillaume
c’est comme si je te passais directement une voiture et après, vas-y, débrouille-toi, et là, la personne elle va dans le mur aussi avec sa voiture, bon là, elle met plus, ça

Daniela
Celle-là. Salut, Brooke, Nancy.

Guillaume
vient en danger, ce qui est moins le cas avec une ruche.

Daniela
Vous deviez ravierCome full Fungusbakistan de nom brun.

Guillaume
C’est-à-dire, avant, il faut apprendre la partie théorique, le code, et il faut apprendre

Daniela
Le bonbron a fait de la musique,

Guillaume
aussi la partie pratique, où vraiment on va voir, enfin, on conduit avec une personne

Daniela
d’unellen de neuf apprenticeship ossuivaire part convenient,

Guillaume
expérimentée à ses côtés. Pour la pique du dos, pour moi, c’est la même chose.

Daniela
que c’est pareil. Je pense qu’il y a 40 ans avant le Varroa, qui est arrivé dans les années 80 en

Guillaume
[Silence]

Daniela
France, je pense qu’avant oui ça aurait été possible d’avoir une ruche comme ça parce que

Guillaume
Oui, bien sûr.

Daniela
d’ailleurs quasiment tous les agriculteurs avaient des ruches dans leurs fermes et c’était une pratique courante et après quand le Varroa est arrivé, tout le monde perd de leur cheptel. Donc Donc là c’était la première étape. Et maintenant, avoir une ruche avec aucune soin à picolle, je le déconseille fortement, vraiment. Parce que vous mettez en danger aussi vos collègues à picolle, apiculteurs.

Guillaume
Oui absolument. Je vais essayer de faire un petit peu plus long. Je vais essayer de faire

Daniela
Parce que ce que j’ai dit tout à l’heure, vous ne vous traitez pas, vous ne regardez pas le côté sanitaire de vos ruches. Les ruches, ils sont morts de faim ou ils meurent de faim, ils vont piller vos ruches. soit ils vont me piller vos ruches, soit ils vont me refiler tous les pathogènes possibles parce que c’est un problème après pour tout le monde. Et pareil, ce que je voulais rajouter sur la densité des ruches. Quand chez nous, par exemple, c’est un gros problème,

Guillaume
Mille ruches.

Daniela
je me retrouve en hiver avec 1000 ruches à côté. Oui, parce que tout le monde fait la transhumance dans le sud,

Guillaume

Daniela
parce que c’est clément et c’est des personnes qui ne plantent rien. Donc, ils arrivent, ils profitent juste du microclimate, Alors que moi je plante toute l’année pour les abeilles, pour les pollinisateurs, et pour mes abeilles et pour mes pollinisateurs à moi, et je me retrouve avec mille ruches à côté. C’est pas possible, je veux dire.

Guillaume
C’est pas imprégnable.

Daniela
Et ça c’est le cas de beaucoup de gens.

Guillaume
(Pause)

Daniela
Je trouve d’habitateurs qui sont un peu dépités parce qu’ils ont des coins où mettre leurs ruches. Moi je transsume pas, je n’ai jamais transsumé. C’est vraiment… Mes abeilles sont chez moi, donc je ne suis pas productrice de miel, je fais un peu de miel comme ça, mais ce n’est pas mon objectif. Mais quand les personnes transhument, ils ont leurs emplacements de 40 ans au 30 ans, et du jour au lendemain, elles se retrouvent avec des centaines de ruches à côté. C’est apparent.

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Guillaume
Je ne sais pas, il faut penser à cet équilibre, les ressources face à la population et…

Daniela
Et même pour installer vos ruches.

Guillaume
Il faudrait que tous les applicateurs déclarent leur ruche et ensuite en termes des données

Daniela
Je ne sais pas comment on peut gérer ça. C’est difficile. dans une commune d’avoir un certain nombre de ruches, s’il n’y a pas de ressources, ça ne sert à rien.

Guillaume
qu’on voit par rapport à chaque commune, de dire bon ben on a telle capacité par rapport aux ressources qu’on a d’accueil de ruche, et on voit si un nouvel apiculteur s’installe, refuser ou voir un peu une politique urbaine, mais ce serait qu’avec la déclaration que ça pourrait être… [silence]

Daniela
Oui, c’est un peu triste, mais en même temps, on ne peut pas continuer comme ça, parce que le problème de ressources. Par exemple, là, pour la lavande, dans le sud, c’est très compliqué. Donc, en général, c’est avec la lavande qu’ils font leur… qu’ils sauvent leur année, on va dire. Mais là, la lavande, elle est… Il y a un parasite sur la lavande, la cicadelle, donc elle est traitée avec l’insecticide. Et en plus, ils arrachent la lavande parce que la valeur commerciale, elle a été divisée par quatre,

Guillaume
Ah bon ?

Daniela
parce qu’ils ont trouvé une molécule qui est soi-disant toxique pour les humains.

Guillaume
[PAUSE]

Daniela
Et donc il y a beaucoup de producteurs qui arrachent la lavande, donc elle diminue, la surface diminue. Après il y a d’autres régions où ils cultivent, par exemple en Bretagne, maintenant ils cultivent la lavande, ça c’est nouveau, parce que le climat change.

Guillaume
D’accord.

Daniela
Donc je pense qu’il y a tout qui va se déplacer,

Guillaume
Merci à vous.

Daniela
quand vous êtes agriculteur, vous êtes dans une région, et vous travaillez dans cette région, vous plantez pour les abeilles, pour les pollinisateurs, et du jour au lendemain vous avez des gens de votre porte qui vont transhumer, ben vous êtes pas heureux. Donc c’est vrai que c’est un problème.

Guillaume
Qu’est-ce que tu recommandes justement ? Comment est-ce que tu fais toi pour ne pas

Daniela
Moi je pense que ça va être de plus en plus… Ben nous en Provence on a beaucoup de vols de ruches. Énormément de vols de ruches, les gens ils volent les os, plaines, ils volent les ruches. Je sais pas, je pense que… Plus il y a densité, plus il y a un problème de ressources, plus les vols vont s’aggraver. [Quel est votre principe de santé ?]

Guillaume
Pas qu’on volte les ruches. Merci.

Daniela
Déjà, moi je ne transsume pas.

Guillaume
Sous-titrage Cuve Chey Gotta Go

Daniela
Je ne transsume pas pour deux raisons. Première raison, parce que comme je pratique une nourriture très naturelle, donc là, c’est pour ça que j’adapte mon cheptel par rapport à mes ressources.

Guillaume
[Silence]

Daniela
Pour ça, je vais diminuer, parce que ça va être dangereux d’avoir trop de ruches si vous n’avez rien à manger. Et je ne transsume pas non plus pour le côté sanitaire, parce que je n’ai pas envie d’avoir tous les pathogènes possibles dans mes ruches. Il y a des habitants qui n’ont pas beaucoup de scrupules, ils vont transumer des ruches qui ne sont pas en bonne santé. Ce que j’ai encore une fois, c’est vraiment, chacun a une responsabilité. Merci.

Guillaume
J’ai une formation en ligne pour démarrer l’apiculture

Daniela
Merci. ♪ ♪ ♪

Guillaume
Et il y a une partie où j’en parle, notamment sur l’aspect des races d’abeilles,

Daniela
[SILENCE]

Guillaume
en leur disant « Ok, vous vous dites, très bien, je vais avoir ma propre race, mais il faut voir aussi l’impact que ça va avoir sur tous les ruchers environnants, parce que les mâles, ils vont jusqu’à 10 ou 15 km, aux alentours de la ruche, c’est impressionnant la distance que les mâles peuvent arriver à faire. Donc du coup, ils vont polluer le patrimoine génétique aussi des raines aux alentours. Comme en Chlovinie, en Chlovinie et en Suisse, ils ont des zones de reproduction en Suisse

Daniela
Ça c’est un problème pour les races locales, il y a vraiment par exemple la veille noire qui est locale, il faut vraiment avoir des sites isolés pour la reproduction. [Silence]

Guillaume
où vraiment, c’est isolé un peu, c’est un peu des zones naturelles où, avec toutes montagne et l’altitude et le climat, ils savent que il n’y a que telle race d’abeilles à cet endroit là et je ne sais plus comment ils appellent ça. Tu en as déjà vu ou pas ? Oui, sur la site de reproduction.

Daniela
C’est des sites isolés ou des sites de reproduction, donc il n’y a pas… Voilà, et en fait, pour la baignoire, oui, c’est important parce que vous avez, je ne sais pas,

Guillaume
Merci. Merci. Merci.

Daniela
je sais pas, tu as un apiculteur qui fait la bugfest à côté parce qu’il fait la transhumance,

Guillaume
Merci.

Daniela
il a besoin de ruche forte, c’est sûr que là, son aveu, il va être moitié orange,

Guillaume
(…)

Daniela
donc il va pas être content. C’est un gros problème, c’est… Après, ils ont recours de

Guillaume
»

Daniela
plus en plus à l’intimidation artificielle, je pense que ça marche, bien sûr, mais je pense que,

Guillaume
»

Daniela
pour moi tout ce qui n’est pas à la portée de l’apiculteur c’est toujours un coût, il faut être

Guillaume

>

Daniela
formé pour ça, il faut avoir des outils, c’est pas donné à tout le monde donc c’est pour moi

Guillaume

>

Daniela
c’est une pratique qui reste réservée donc justement pour garder à la limite les races

Guillaume

>

Daniela
pures mais c’est pas à la portée de tout le monde. Après ce que je conseille toujours aux apiculteurs

Guillaume
(Pas de son) Merci à tous.

Daniela
Pour un moment ruché, c’est un mélange de plein de choses.

Guillaume

(Pas de son)

Daniela
Avec la transhumance, ils se mélangent avec tout ce qui passe.

Guillaume

>

Daniela
Elles sont très agressives forcément.

Guillaume

>

Daniela
Par contre, elles s’adaptent très bien au climat.

Guillaume

>

Daniela
Par contre, ce n’est pas du tout une ruche que vous pouvez utiliser dans un ruché école.

Guillaume

Daniela
Vous ne pouvez pas aller avec les mains sans gants.

Guillaume

>

Daniela
Ce n’est pas agressif. Après je pense qu’il faut sélectionner soi-même, vous pouvez par exemple introduire une reine douce,

Guillaume
(Pas de son) >> >>

Daniela
après essayer de faire de l’élevage de reines, mais forcément elles vont se croiser avec d’autres,

Guillaume

Je vais vous donner un exemple.

Daniela
donc vous n’aurez jamais… moi je n’ai pas envie d’acheter des reines chaque année,

Guillaume
Je suis en train de faire un travail

Daniela
je n’ai jamais acheté des reines aussi, j’en ai acheté une fois cette année pour avoir un peu un patrimoine plus douce,

Guillaume
sur un site de recherche. Je suis en train de faire un travail sur un site de recherche.

Daniela
mais là c’est difficile aussi de les introduire.

Guillaume
Je suis en train de faire un travail

Daniela
Mais on peut sélectionner quand même, ça s’appelle la sélection massale,

Guillaume
sur un site de recherche. Je suis en train de faire un travail

Daniela
On regarde s’enrucher les souches qui sont le mieux adaptées au niveau varroa,

Guillaume
sur un site de recherche. Je suis en train de faire un travail

Daniela
au niveau gentillesse, au niveau est-ce que l’abeille tient bien sur le cadre,

Guillaume
sur un site de recherche. Je suis en train de faire un travail

Daniela
est-ce qu’elle est agressive, est-ce qu’elle produit bien, est-ce qu’elle est adaptée,

Guillaume
sur un site de recherche. Je suis en train de faire un travail

Daniela
donc il y a plusieurs critères.

Guillaume
Merci.

Daniela
Aussi côté sanitaire, est-ce qu’elle résiste bien aux varroas ?

Guillaume
[SILENCE]

Daniela
Vous avez de s’enrucher, moi j’appelle ça des têtes à poux, vous pouvez faire ce que vous voulez, elles sont toujours pleines de varroas, donc c’est une catastrophe. Et d’autres, vous faites les mêmes traitements, elles sont quasiment pas de varroas.

Guillaume
[SILENCE]

Daniela
Il y a vraiment des abeilles qui ont des capacités différentes, donc c’est intéressant de faire un élevage de reines avec ces souches qui sont les mieux adaptées.

Guillaume

[silence]

Daniela
Donc là on ne parle même pas de production de miel, parce que pour moi la production de miel, on a trop focalisé là-dessus justement, et au détriment peut-être d’autres caractéristiques qui étaient plus importantes. Après, c’est pas une science… Une vérité unique n’existe pas, donc je pense que chacun doit trouver ce qui lui convient le mieux.

Guillaume
C’est ça aussi la beauté de l’apiculture, c’est quand même très vaste comme champ

Daniela
Je pense qu’on ne trouve pas un seul labo culture qui fonctionne de la même façon.

Guillaume
d’application. Même si ça serait bien d’avoir, t’en parlais pour les traitements, un peu d’homogénéité

Daniela
[Silence]

Guillaume
et de tronc commun par rapport au piégeage, par rapport au traitement contre le varroa. D’avoir ce socle commun, après sinon pour le reste ils font un peu ce qu’ils veulent, mais qu’il y ait au moins cette base commune, ça serait vraiment bien pour éviter.

Daniela
Ce serait bien. Après c’est vrai que,

Guillaume
Merci. Merci.

Daniela
je pense que maintenant,

Guillaume
Merci à tous !

Daniela
le budget apical devient vraiment, vraiment lourd.

Guillaume
Sous-titres par J spirit

Daniela
C’est que faut qu’on paie pour le traitement,

Guillaume
Merci à tous pour votre soutien et votre partenariat !

Daniela
il faut qu’on paie pour le nourrissement, il faut qu’on paie pour ça. Il faut vraiment être motivé pour voir les ruches, je pense.

Guillaume
Merci à tous pour votre soutien et votre partenariat !

Daniela
Sauf que vous avez encore des régions qui sont épargnées,

Guillaume
et de la santé.

Daniela
j’ai pas mal d’apiculteurs qui sont dans les régions

Guillaume
[SILENCE]

Daniela
où ça va plus ou moins bien au niveau des ressources,

Guillaume
♪ ♪ ♪ >>

Daniela
donc ils sont de la chance, mais il y a de plus en plus de régions

Guillaume
[Silence]

Daniela
où avant c’était bien. Par exemple, j’ai téléphoné avec un apiculteur de Normandie, il m’a dit l’année dernière, pour la première fois, j’ai entendu parler de restrictions d’eau à Normandie. Il pleut souvent. Donc, en fait, on est confronté à des choses. C’est pour ça que je dis, en fait, on ne peut plus avoir une abricture statique. Il faut être tout le temps, il faut s’adapter tout le temps, tout le temps, tout le temps.

Guillaume
Et beaucoup échanger entre apiculteurs, ce que tu fais.

Daniela
Mais après, ce que je disais tout à l’heure, en fait, vous ne pouvez pas appliquer quelque

Guillaume
C’est-à-dire, bon, toi comment tu fais ? C’est quoi tes difficultés ? Comment tu t’adaptes ? Ça c’est primordial. Merci. …

Daniela
chose qui fait un savoir pour un recherche en Provence ou vice versa. Donc, il faut vraiment regarder dans quelle région je suis, quelle souche de la BAE j’ai, quelle ressource j’ai. C’est très vaste. C’est pour ça que je dis qu’on ne peut pas généraliser. Et ça, le problème avec les informations sur Internet, on a tendance à généraliser, et ça c’est un danger, parce que quelque chose qui marche chez moi, marche pas forcément chez mon collègue qui est à 1000 kilomètres. En fait, j’en ai tellement lu,

Guillaume
C’est vrai. Et en termes de livres à picole, quels sont les livres que tu recommandes le plus ?

Daniela
ce qui est bien d’avoir un livre sur les maladies, je trouve que c’est bien. Après dans les rues, chez l’école, dans les gilets jaunes, dans les associations, on est quand même assez informé. Mais c’est quand même bien d’avoir quelque chose. Je n’ai pas les ouvrages vraiment en tête, mais il y en a tellement.

Guillaume
T’as « Maladie de l’abeille » ? « Maladie de l’abeille », c’est un peu l’ouvrage…

Daniela
Mais je pense… [INAUDIBLE]

Guillaume
Attends, je cherche le nom… « Maladie de l’abeille »…

Daniela
Parce que si on a un doute, on peut toujours appeler un technicien, mais déjà avoir…

Guillaume
L’habitude est un homme qui va pas loin et qui va jusqu’en haut…

Daniela
Par exemple, on devrait savoir ce que c’est la maladie, la paralysie chronique,

Guillaume
Il est un homme qui va jusqu’en haut et qui va jusqu’en bas… Les gens qui vont jusqu’en haut…

Daniela
déjà les conséquences lavaroses,

Guillaume
et les gens qui vont jusqu’en bas, les gens qui vont jusqu’en haut… C’est un homme qui va jusqu’en haut et qui va jusqu’en bas…

Daniela
comment ça impacte mes abeilles.

Guillaume
C’est un homme qui va jusqu’en haut et qui va jusqu’en bas…

Daniela
Après, vous avez des symptômes qui ne sont pas forcément visibles.

Guillaume
C’est un homme qui va jusqu’en haut et qui va jusqu’en haut…

Daniela
Les colis s’effondrent et on n’a rien vu. C’est tellement, maintenant, complexe.

Guillaume
C’est un homme qui va jusqu’en haut et qui va jusqu’en bas…

Daniela
Mais au moins, avoir des bases.

Guillaume
C’est un homme qui va jusqu’en haut et qui va jusqu’en bas…

Daniela
Pareil, les bases pour le nourrissement, comment ça se passe.

Guillaume
C’est un homme qui va jusqu’en haut et qui va jusqu’en bas… C’est un homme qui va jusqu’en bas et qui va jusqu’en bas…

Daniela
vérifier un cadre, parce que les abeilles ont besoin de beaucoup de pollen,

Guillaume
C’est un homme qui va jusqu’en haut et qui va jusqu’en bas…

Daniela
donc s’il n’y a pas de pollen, il n’y a pas de couvent, forcément il y a un arrêt de ponte,

Guillaume
C’est un homme qui va jusqu’en haut et qui va jusqu’en bas… C’est un homme qui va jusqu’en haut et qui va jusqu’en bas…

Daniela
donc peut-être à ce moment-là c’est intéressant de traiter.

Guillaume
C’est un homme qui va jusqu’en haut et qui va jusqu’en bas…

Daniela
Par exemple, nous pour la lavande, les gens qui font la transmo à la lavande, il n’y a pas de pollen,

Guillaume
C’est un homme qui va jusqu’en haut et qui va jusqu’en bas…

Daniela
donc il y a un arrêt de ponte naturel, vous n’avez que le varroa phorothique.

Guillaume
C’est un homme qui va jusqu’en haut et qui va jusqu’en bas…

Daniela
Donc là, ce n’est pas la peine de faire cinq traitements, là vous faites un seul traitement, ça suffit.

Guillaume
C’est un homme qui va jusqu’en haut et qui va jusqu’en bas… C’est un homme qui va jusqu’en haut et qui va jusqu’en bas…

Daniela
Il faut vraiment suivre, c’est pour ça que je dis,

Guillaume
Bon.

Daniela
Par exemple, si vous avez très peu de couvain et vous voulez faire un traitement, ce sera intéressant si vous voulez faire un traitement à base d’un médicament comme le varomède ou un autre avec des acides organiques, là, à ce moment-là, vous détruisez le peu de couvain qui reste. Vous n’allez pas encager une reine pour un demi-cadre de couvain, c’est ridicule.

Guillaume
Oui. Oui.

Daniela
Par contre, si vous avez beaucoup de couvain et que vous optez pour un traitement avec des acides organiques, vous faites un encagement des reines. Moi je ne le fais pas, personnellement, ce n’est pas une pratique qui me séduit, mais je peux comprendre que déjà pour le budget, tout ça, ça peut être intéressant. Mais par contre, vous vous engagez à l’arène, il faut aussi penser qu’il faut avoir le temps aussi pour reconstituer le cheptel, donc il ne faut pas le faire trop tard.

Guillaume
Oui.

Daniela
Ça se réfléchit, vous ne pouvez pas faire des choses qui…

Guillaume
Je comprends, oui.

Daniela
Par exemple, chez moi, il fait chaud, et je dis voilà, moi je fais ça à tel moment,

Guillaume
J’aurais encore deux questions à te poser.

Daniela
à ne savoir, ils vont faire qu’au moins ça va être une catastrophe. Donc en fait il faut réfléchir, on ne peut pas bêtement appliquer quelque chose qu’on a entendu.

Guillaume
C’est une que je viens de dire. Si tu avais un panneau géant pour tous les apicultes, qui serait à côté de tous les ruchés et que l’apiculteur regarderait à chaque fois qu’il va voir ses ruches, quel message tu mettrais dessus ?

Daniela
Je pense qu’un apiculteur qui aime ses abeilles,

Guillaume
D’en regarder pas que l’abeille, mais avant tout tous les autres insectes et l’ensemble

Daniela
ou qui aime… En général, on aime la nature, quand on aime les abeilles. En général, il y a des exceptions. On a envie que ça perdure. On a envie qu’il y ait toujours des insectes, des oiseaux, qu’il y ait un monde autour de nous. Donc moi, j’inciterais tout le monde à participer à la sauvegarde de la biodiversité, vraiment, activement. Tout, tout, parce qu’en fait tout est hayé, donc si vous n’avez plus de plantes, par

Guillaume
mammifères oui. Oui, avoir plus large.

Daniela
exemple planter des plantes mélifères résistantes à la sécheresse, ça devient vraiment un

Guillaume

>

Daniela
challenge, c’est important, on n’a pas d’eau, on ne peut pas arroser, donc vraiment

Guillaume

>

Daniela
à élaborer des stratégies, planter des haies justement pour mettre des abris. Je pense qu’il

Guillaume

>

Daniela
faut… moi j’ai des agriculteurs avec qui je suis en contact, j’en ai beaucoup, ils sont très engagés,

Guillaume

>

Daniela
ils plantent des haies, ils plantent des arbres, ils plantent des fleurs, ils font énormément de choses.

Guillaume

>

Daniela
Après bon, ils sont en terrain aussi, donc quand on a un appartement en ville. Mais par contre,

Guillaume

>

Daniela
on peut quand même participer.

Guillaume

>

Daniela
Moi, je fais beaucoup de dons aux associations qui s’occupent des animaux.

Guillaume
Merci. Merci.

Daniela
Enfin, après, c’est personnel, moi j’aime beaucoup les animaux.

Guillaume
Merci.

Daniela
Mais j’essaie vraiment, même dans ma conduite personnelle,

Guillaume
Merci.

Daniela
j’essaie d’être écologique, donc je fais le tri sélectif,

Guillaume
Merci à tous.

Daniela
j’évite d’acheter du plastique, j’évite vraiment de…

Guillaume
Merci. Merci.

Daniela
Voilà, après je mange bio, bon ça c’est un choix personnel,

Guillaume
Merci.

Daniela
parce que nous on fait de la production de figues en bio, donc chez nous,

Guillaume
[SILENCE]

Daniela
et donc tout notre verger est bio, donc forcément, moi je suis très…

Guillaume
[SILENCE] [SILENCE]

Daniela
C’est pas une mode le bio, quelqu’un qui fait du bio c’est quelqu’un qui préserve l’environnement.

Guillaume
♪ ♪ ♪ [SILENCE]

Daniela
Après vous avez bien sûr des opportunistes qui profitent de quelque chose qui est en mode,

Guillaume
[SILENCE]

Daniela
mais ça n’a rien à voir. La vraie motivation du bio, le bio d’ailleurs ça ne veut rien dire,

Guillaume
Merci. >>

Daniela
ça veut dire préserver la nature, préserver la terre, et avec des moyens le plus naturellement possible.

Guillaume

[silence]

Daniela
Et ça aussi, ça devient un problème, parce qu’avec le commerce mondial, on a de plus en plus de parasites, de plus en plus de maladies, et pour les productions, c’est extrêmement difficile. C’est vraiment quelque chose, je pense que… Je ne suis pas quelqu’un de pessimiste, je suis plutôt quelqu’un d’optimiste, mais je suis quand même assez triste quand je vois l’état de notre terre actuellement. Et en fait pour moi, une apiculture, c’est une sentinelle. C’est vraiment une sentinelle.

Guillaume
Encore plus du point de vue de l’épiculture avec 1984, arrivée du Varroa, 2002 Varroa, 2004 arrivée du Front Asiatique. Et là, c’est boum boum boum, ça fait quand même beaucoup, beaucoup à encaisser. Et oui, je comprends. Merci. (…)

Daniela
Donc les apiculteurs, c’est eux qui alertent quand il y a un problème. Ils sont là et disent « attention, on a observé ça ». C’est des gens qui observent énormément. Et c’est vrai que depuis que je suis de l’apiculture,

Guillaume
[SILENCE]

Daniela
avant, je ne me rendais pas compte, mais je sais exactement

Guillaume
Merci à tous !

Daniela
à quel moment fleurit quoi.

Guillaume
throughout our propagation, we can meet successfully all the people who exist in this web,

Daniela
On regarde, je regarde toujours quand je vois une fleur, je dis « est-ce qu’elle est militaire ? Est-ce qu’il y a des pollens de qualité ? »

Guillaume
even during the absence of emergencies.

Daniela
C’est la déformation.

Guillaume
Throughout this pandemic, the Web is an open message,

Daniela
J’achète jamais une plante sans penser au pollinisateur, vraiment.

Guillaume
already peaceful, open, open again.

Daniela
C’est une habitude, donc je ne vais pas acheter un laurier qui est toxique

Guillaume
Thank you to all the violence victims. Please, if you can, readapanese 왔반出來 please, readannepart physique

Daniela
uniquement parce qu’il fleurit en été. Voilà, donc il y a par exemple quelqu’un qui n’a pas de jardin et qui aime la nature et peut très bien avoir sur son balcon

Guillaume
Oui.

Daniela
des plantes mellifères pour attirer les insectes ou un hôtel à insectes, peu importe. Je pense que connaissez l’histoire des colibris, C’est un peu schématique, mais c’est vrai que…

Guillaume
Oui. [SILENCE]

Daniela
Je le redis pour ceux qui ne le connaissent pas. Il y avait un grand feu, tous les animaux étaient là, embarrassés, tout brûle, qu’est-ce qu’on fait ?

Guillaume
[SILENCE]

Daniela
On ne peut rien faire, le feu est trop grand. Et le colibri, il allait au fleuve, il apportait de l’eau, petit à petit,

Guillaume
♪ ♪ ♪ ♪ ♪ ♪

Daniela
avec son petit bec. Les animaux disaient « Mais t’es fou, ça ne sert à rien. »

Guillaume
Merci à tous. [SILENCE]

Daniela
Il dit « Je fais ma part. » C’est exactement le message…

Guillaume
Je vous souhaite une bonne soirée et à bientôt !

Daniela
Si on peut finir avec ça, c’est le message que je voudrais donner à tout le monde,

Guillaume
[ Silence ]

Daniela
c’est que chacun peut faire sa part. Il ne faut pas attendre, il n’y a qu’à. Je chante dans tout le temps ça, il n’y a qu’à.

Guillaume
»

Daniela
Il n’y a qu’à, déjà toi, fais d’abord. Fais ce que tu peux faire à ton niveau.

Guillaume
»

Daniela
Ça, pour moi, c’est primordial. On est tous capables de faire un geste, tous.

Guillaume

[silence]

Daniela
Changer nos modes de vie, arrêter la surconsommation. Il y a tellement de… En fait, il faut réfléchir un peu plus, on est tous là dans un système de consommation, de production, mais c’est quoi la vie ? Est-ce que c’est ça la vie ? Je pense qu’il faut aller au-delà de ça. Et ça c’est vraiment une philosophie personnelle, peut-être, mais je pense que si on ne réfléchit pas à chacun, on va droit dans le mur, c’est clair.

Guillaume
Oui, je comprends très bien.

Daniela
Enfin, c’est un peu… Je ne veux pas finir… Enfin, le message de fin,

Guillaume

[silence]

Daniela
je ne veux pas finir sur un ton pessimiste, Mais au contraire, il y a de l’espoir. Je pense qu’il y a des gens maintenant qui s’impliquent, qui s’impliquent de plus en plus des jeunes qui commencent à s’intéresser. Tout ça, donc je pense qu’il y a de l’espoir. On fait des trucs avec les écoles, on montre aux enfants comment ça se passe. Les insectes, le monde apicole et tout, c’est génial. Donc aller dans ce sens là, vraiment faire chacun pour soi quelque chose.

Guillaume
Merci beaucoup, merci beaucoup Daniela.

Daniela
Tu regardes, on a des paroles. Voilà, bien merci.

Guillaume
[BIP]


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